| Kotra Uregei président du Parti travailliste |
Projet de société sous le bras, le Parti travailliste place la barre haut à l’aube des élections provinciales. Louis Kotra Uregei a été élu hier soir premier président du mouvement.
Un an, l’âge de l’éveil, diraient les puéricultrices. De l’action aussi, ajoutent les militants du Parti travailliste lors de son premier congrès posé durant trois jours à la salle des sports de Rivière-Salée. Animé à certaines heures par des représentants des Verts français, de la CGT, du syndicat des travailleurs corses ou encore par l’altermondialiste José Bové, l’événement a livré le nom du premier président du mouvement. Seul candidat, Louis Kotra Uregei était assuré d’être porté.
Par ailleurs, « ont été arrêtées plusieurs grandes lignes » ce week-end, note Gérard Jodar, membre du directoire sortant, telles que « le projet de société - santé, emploi, environnement, exploitation minière… - les élections provinciales »… Des points d’ailleurs présentés en détail aujourd’hui devant les médias. Une nouvelle fois, lors des prochaines échéances, « le principe de base est de partir seuls », en liste constituée, indique le politique par ailleurs bouillonnant syndicaliste de l’USTKE. « Cela dit, après, le Parti travailliste reste ouvert à des discussions éventuelles avec ceux qui partagent le projet porté par notre groupe. » Avec le FLNKS, « nous sommes d’accord sur la finalité de nos mouvements » visant l’indépendance du territoire, mais « nous ne sommes pas d’accord sur les stratégies employées, sur la gestion des institutions », gestion qui ne cadrerait pas avec « les programmes politiques arrêtés notamment au sein du FLNKS. »
Objectif : 10 000 à 12 000 électeurs
Bref, un décalage. Tout comme ont été contestées, à Rivière-Salée, la non-application de l’accord de Nouméa et l’évolution des transferts de compétence « obligatoires au départ, puis maintenant par le consensus. »
Cette construction d’« une alternative politique » selon Alphonse Pujapujane, coordinateur du directoire, vise indéniablement à court terme la province Nord. « Non », corrige d’emblée Gérard Jodar, « c’est le pays. Nous n’avons pas de complexe. » Le leader en son nom personnel affiche des objectifs du parti : obtenir aux prochaines provinciales un élu dans le Sud, et « bien plus d’un » dans le Nord. Le groupe y croit dur comme fer, car l’USTKE comprend « presque 6 000 » militants, et « beaucoup de militants de l’USTKE sont dans le Parti travailliste. » Fort de plus de 6 000 voix dans quatorze communes aux dernières élections municipales, le nouveau venu sur la scène politique veut peser « 10 à 12 000 électeurs aujourd’hui sur l’ensemble du pays. »
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