| Coup d’arrêt pour la salle omnisports du Vallon-Dore |
Approuvés lors du vote du budget primitif par les élus, les travaux de la salle omnisports du Vallon-Dore sont pour l’instant suspendus. Un nouvel appel d’offres vient d’être relancé le mois dernier.
Le terrassement de la future salle omnisports du groupe scolaire du Vallon-Dore a été réceptionné début mars. Mais quelques jours plus tard, le panneau qui annonçait son emplacement a disparu. Pourtant, la ville projette toujours de construire la troisième salle de la commune, dans ce quartier où les nouveaux logements ne cessent de fleurir. Mais le mois dernier, les choses se sont un peu compliquées. La collectivité a dû relancer un nouvel appel d’offres. Pour la troisième fois depuis que le projet a été couché sur le papier en avril 2007. La future salle en est presque toujours au même stade qu’il y a un an, date annoncée du début des travaux (Les Nouvelles du 20 mars 2008). Sa réalisation commence à ressembler à un mauvais feuilleton dont la municipalité se serait bien passée. Après un premier appel d’offres infructueux, c’est cette fois un désaccord avec le cabinet d’architecture qui fait capoter sa sortie de terre. La ville a été contrainte de résilier le marché avec ce même cabinet après que celui-ci eut décidé « de jeter l’éponge ».
À la source du problème, la nature du terrain sur lequel la salle doit voir le jour. Classé en zone inondable mais tout de même constructible sur les parties « aléas fort et moyen », le désaccord porte notamment sur une partie du bâtiment placée sur la zone classée « aléa très fort ». En clair, pour les services techniques, l’architecte n’aurait pas respecté le cahier des charges : « Le bâtiment était trop haut avec un pan de toiture à 15 % au lieu de 10 % », détaille Jacques Delaunay, responsable de la partie aménagements aux services techniques de la ville. Une faute professionnelle pour la municipalité qui lui a ensuite demandé de modifier son projet en faisant pivoter la partie du bâtiment qui posait problème. « Il n’a pas voulu reprendre les études du projet excepté pour une certaine somme supplémentaire. »
« Quand nous avons déposé le permis de construire, nous pensions que les dérogations étaient faites »
La ville aurait alors décidé de rompre le contrat et d’aller au contentieux. L’architecte évoque de son côté « un dialogue de sourds avec les services techniques. En fait, la mairie devait demander des dérogations auprès de la direction de l’équipement de la province Sud, mais la transmission des informations s’est faite trop tardivement, affirme Didier Abraham. Résultat : quand nous avons déposé le permis de construire, nous pensions que les dérogations étaient faites, ce qui est le travail des services techniques. On nous a ensuite demandé de reprendre le projet de A à Z. Il est normal qu’il y ait une compensation. » Qui a raison, qui a tort? Au tribunal d’en décider. Car l’affaire pourrait bien aller jusque-là. A l’occasion du nouvel appel d’offres, la mairie en profite pour revoir le projet. « En le reprenant à partir des études avancées, confirme Thierry Santa, le secrétaire général de la ville. Nous allons créer un bâtiment différent du précédent en s’appuyant sur l’ancien projet sans pour autant le copier. »
La salle omnisports ne devrait donc pas accueillir de petits écoliers ou de sportifs avant l’année prochaine.
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