Demain c’est le grand jour. Les électeurs de la province Nord se rendront aux urnes pour élire leurs représentants à l’assemblée. Pour que tout soit parfait, les communes travaillent depuis une semaine à la mise en place du scrutin. Un travail de l’ombre indispensable.
Si, depuis une quinzaine de jours, les prétendants aux sièges de l’assemblée provinciale occupent le devant de la scène médiatique avec leurs nombreux meetings et leurs déclarations, il en est d’autres dont ont entend beaucoup moins parler et qui, pourtant, jouent un rôle essentiel dans la réussite du déroulement de ce scrutin.
Les agents des services techniques des communes, les conseillers municipaux, les secrétaires généraux, les responsables de l’état civil, s’affairent depuis une semaine pour que demain, tout soit parfait. Pour beaucoup, 8 mai n’a pas rimé avec jour férié.
Le dépoussiérage des bureaux de vote a été le premier travail de ces petites mains des élections. Trois à Voh, autant à Pouembout et dix à Koné, ont reçu la visite des équipes techniques. « Les urnes aussi ont été nettoyées, précise Annick Donnezek, en charge de ces préparatifs à la mairie de Voh, puis on a vérifié si chacune d’elles était bien équipée de sa clé. » Gina Lecomte, à Koné, ajoute qu’en amont de ces préparatifs, les compteurs des urnes ont été également scrupuleusement contrôlés.
Puis, il a fallu compter et répartir les bulletins de vote destinés à chaque bureau, « il ne faut surtout pas oublier une liste », confie Gina Lecomte qui a passé plusieurs heures avec ces confrères de la mairie de Koné à ce travail fastidieux et précis. En parallèle, une permanence pour le retrait des cartes électorales a été ouverte.
Dans chaque bureau, les armatures des isoloirs ont été montées au cours de cette semaine. L’équipe technique de Pouembout s’est rendue dans les tribus de Ouaté et Paouta, jeudi, le montage des rideaux sera à la charge des présidents de bureaux, dimanche matin. « On s’est assuré qu’ils n’étaient pas abîmés afin de garantir la discrétion du vote pour chaque électeur », précise Annick Donnezek.
« Il faut compter et répartir les bulletins de vote, et surtout ne pas oublier une liste »
À la charge des présidents également, d’apporter les urnes jusqu’aux bureaux. Puis, dimanche soir, après leur fermeture fixée à 18 heures, une fois le comptage effectué et le procès-verbal signé, les présidents ramèneront ces urnes pleines à leur mairie respective. À ce moment-là, les gendarmes prendront le relais et apporteront le procès-verbal à la subdivision du Nord où un autre comptage sera effectué.
Dans chaque commune, ces présidents de bureau ont été désignés par arrêté parmi les membres du conseil municipal. Au bureau de la mairie de Koné, par exemple, ce sera le maire, Joseph Goromido, qui aura en charge l’accueil des électeurs, et ce dès 8 heures demain matin. À ses côtés, deux assesseurs, fournis par les listes candidates, veilleront au bon déroulement du vote.
Et, histoire d’associer la population à cet événement, la mairie de Koné a demandé aux mamans des tribus de gérer les repas pour les bureaux.
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