Parce que la direction refuse de négocier, le syndicat annonce une grève générale, dès aujourd’hui dans le privé, et la semaine prochaine dans le secteur public. « Aucun avion ne décollera », annonce Gérard Jodar.
Mine de rien, Aircal fonctionne plutôt bien, en ce moment, malgré la grève entamée par l’USTKE le 13 mars dernier. Il y a bien eu quelques avions bloqués, au début du conflit. Mais à présent, seul subsiste un campement de fortune aux portes de l’aérodrome, que les Japonais observent d’un œil étonné avant d’embarquer.
Ce calme relatif touche à sa fin, a annoncé le syndicat indépendantiste, hier, lors d’une conférence de presse. « Il y a environ une semaine, nous somme tombés à peu près d’accord avec la direction sur le cas de la petite Céline », explique pourtant Gérard Jodar, président de l’USTKE. Rappelons que le contrat de cette jeune employée n’a pas été renouvelé parce qu’elle avait confirmé la présence d’un passager (son père) à une personne extérieure à la société (sa mère), rompant ainsi sa clause de confidentialité. Le père n’étant pas seul à descendre de l’avion, l’affaire est devenue un drame familial, suivi d’une plainte déposée contre la compagnie. Et d’une grève USTKE, pour protester contre le non-renouvellement du contrat de la jeune femme.
« La direction refuse de négocier. Ils nous ont fait savoir qu’il n’y aurait plus de discussion. »
Concernant « la petite », donc, le syndicat passera par le tribunal du travail pour obtenir un contrat à durée indéterminée. Ce qu’il aurait pu faire dès le début, soit dit en passant. Mais « il reste encore le problème des jours de grève ». Deux mois, en tout, pour « une cinquantaine » de grévistes.
Et là, « la direction refuse de négocier : on devait se voir aujourd’hui (hier, NDLR), mais ils nous ont fait savoir qu’il n’y aurait plus de discussion ». Pour l’USTKE, ces jours doivent être payés, puisqu’il y a eu « un refus de négocier au départ, ce qui constitue une rupture du droit syndical ».
Résultat : un préavis de grève générale sera déposé aujourd’hui, qui pourra s’appliquer immédiatement dans le secteur privé. Dans le public, comme à Aircal et à Aircalin, il sera valable jeudi prochain. Et cette fois, menace l’USTKE, « aucun avion ne décollera », quitte à jouer, une fois de plus, au chat et à la souris avec les forces de l’ordre.
La direction d’Aircal n’était pas disponible, hier.
|
|