Hier matin, les forces de l’ordre sont intervenues pour déloger banderoles et manifestants des abords de l’aérodrome de Magenta, qui a désormais retrouvé son apparence habituelle. Le conflit, lui, n’est toujours pas réglé.
Les menaces formulées la semaine dernière par Gérard Jodar - « aucun avion ne décollera de Magenta » - n’ont pas manqué de produire leurs premiers effets. Pas pour le plan de vol d’Aircal, qui n’a pas été perturbé, mais sur la base-vie des militants USTKE, installée devant le hall de l’aérogare. Hier matin, vers 9h30, plusieurs dizaines de policiers, soutenus par des gendarmes mobiles, se sont rapprochés des manifestants. Tout s’est semble-t-il déroulé dans le calme, les banderoles ont été sagement décrochées, les palettes et les autres installations du campement dégagées. De l’autre côté du trottoir, les membres du collectif des usagers ont aussi été priés de lever le camp. Quelques minutes plus tard, les murs de l’aérogare ont retrouvé leur aspect habituel.
A présent, les forces de police vont devoir assurer une mission passionnante : rester présents sur le parking 24 heures sur 24, 7 jours
sur 7, afin d’éviter que les manifestants ne viennent, par surprise, installer de nouveau banderoles et campement. La mairie de Nouméa a quant à elle prévu d’installer des barrières métalliques aux abords du bâtiment. Les banderoles de l’USTKE, elles, ont désormais pris place entre les pins colonnaires du rond-point de l’aérodrome. En attendant, le fonctionnement de l’aéroport est redevenu normal : tous les accès au hall de l’aérogare sont désormais rouverts. Et dès aujourd’hui, le service du fret pourrait même fonctionner de nouveau aux horaires habituels, c’est-à-dire à partir de 6 heures.
L’USTKE?a quitté l’aérogare pour le rond-point
A l’approche de ce week-end à rallonge, plusieurs facteurs ont sans doute incité les forces de l’ordre à intervenir, sous la houlette du haussariat : l’USTKE a annoncé un mouvement de grève générale en fin de semaine dernière en focalisant sur le conflit en cours à Aircal. « On avait déjà trop attendu et on ne pouvait pas laisser perdurer plus longtemps une telle situation, sur une zone classée sensible », indique-t-on du côté du représentant de l’Etat. Le souvenir d’un autre conflit à rallonge menée par la même centrale, du côté de Normandie cette fois, est sans doute encore dans les esprits.
Dans les premiers jours du conflit, à la mi-mars, quelques vols avaient été annulés suite à la grève, avant que le mouvement se concentre uniquement sous forme de banderoles et du campement, à l’entrée de l’aérodrome. Un état de fait qui ne provoquait plus l’étonnement que des seuls touristes étrangers.
|
|
|
|
|
|
|
Dans la même rubrique |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|