| « Une force de pression et de proposition » |
Ils se situent entre la force de proposition et le poil à gratter. Après Katiramona, la Pointe à la Luzerne ou la Pointe à la Dorade, c’est sur la plaine de Koé que des riverains se constituent en association, pour dénoncer des problèmes qui dépassent pourtant leur cadre géographique. Explications avec le président de la petite dernière, Patrick de Viviès.
Les Nouvelles calédoniennes : L’association que vous constituez sonne comme une structure très localisée. Quel secteur couvre-t-elle ?
Patrick de Viviès : Dans un sens très large, ce serait la rive gauche de la Dumbéa au-dessus de la RT1. C’est un secteur assez vaste et après, on verra si des gens souhaitent se raccrocher à nous. Je pense aux Koghi par exemple.
Jeudi, pendant l’assemblée constitutive, des dossiers précis ont été évoqués. De quoi s’agit-il ?
Le premier sujet, qui a été à l’origine de la rencontre des habitants à deux reprises, à l’invitation de Lysis Song, c’est le prix de l’eau, sa facturation et sa qualité. Dans le secteur, on a une eau d’une qualité un peu médiocre, parce qu’on est essentiellement alimentés par le barrage. Par contre, on paie le prix de l’eau du grand tuyau, alors que rien n’étaye le fait qu’on soit alimentés par le grand tuyau.
Sur l’eau, vous préparez déjà une première action…
L’assemblée générale a mandaté le président et le vice-président en charge de l’eau pour demander à la commune la suppression du forfait de 40 m3 pour trois mois appliqué sur la facture d’eau à Dumbéa. Ça ne nous apparaît pas très cohérent, le fait d’appliquer ce forfait. Ça pose des problèmes de préservation de l’environnement et de légalité de la facture. Après, des questions qui semblent vraiment importantes sont celles liées aux inondations, aux risques naturels et au barrage. On voudrait avoir une lisibilité sur les risques encourus par les populations qui vivent en contrebas.
Vous portez des préoccupations très généralistes. Pourquoi, dans ce cas, créer une association de quartier ?
C’est une discussion que nous avons eue assez longtemps. Le périmètre est limité mais le champ est large, et nous l’avons voulu pour que l’association puisse traiter les nouvelles problématiques au fur et à mesure où elles arrivent. On a convenu que c’était plus judicieux de se recentrer sur le quartier et d’évoquer des actions communes avec d’autres associations. C’est pour ça que j’ai été mandaté par l’assemblée générale pour prendre contact avec le bureau des autres associations intervenant dans la vallée.
Quelles seraient ces questions communes ?
Beaucoup de sujets peuvent faire l’objet de plates-formes communes, avec trois dominantes : l’eau, la circulation (on est tous confrontés à des problèmes de circulation colossaux), les questions environnementales. Sous quelle forme ? Ça peut être une confédération d’associations, ça peut être des positions communes…
Comment voyez-vous votre rapport à la mairie ?
On espère qu’on pourra être une force de proposition constructive et, clairement, une force de pression pour faire avancer les dossiers.
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