Le collectif pro-USTKE défile, ce matin, entre la Vallée-du-Tir et le haussariat, où ses représentants demanderont à être reçus. Un coup de pression avant le jugement en appel de six militants emprisonnés, dont Gérard Jodar.
Ce sera « un aller-retour entre la Vallée-du-Tir et le haussariat », indiquait hier Marie-Pierre Goyetche, présidente de l’USTKE. Cependant, rien n’interdira aux membres du collectif de parcourir tout l’itinéraire qu’ils ont demandé à emprunter auprès de l’Etat, qui leur a accordé.
Ce circuit part de la Vallée-du-Tir et rejoint le centre-ville par les ronds-points Doniambo et Patch. Avant d’emprunter la rue Mangin jusqu’à la gare routière, et de revenir par l’avenue Foch, le boulevard Vauban et la rue de l’Alma. C’est à ce moment-là que les manifestants devraient bifurquer vers le haut-commissariat pour un rassemblement.
En principe, le représentant de l’État devrait accepter de recevoir une délégation. Les échanges seront sans doute énergiques. Car le « collectif de défense des droits et des libertés et pour la liberté des syndicalistes » compte d’abord dénoncer l’emprisonnement des six syndicalistes USTKE, le 30 juin, après les débordements de l’aérodrome de Magenta, au cours du conflit Aircal. « Une parodie de justice, commise avec l’aval du gouvernement français et donc de l’Etat », estimait Louis-Kotra Uregeï dans notre édition d’hier. Il y a quelques jours, le même LKU qualifiait Yves Dassonville de « milicien » aux propos « séditieux et factieux ».
Combien seront les manifestants, ce matin ?
Plus largement, le collectif protestera contre la « politique répressive (...) menée par l’actuel représentant de l’État français à l’encontre des forces progressistes » et « la remise en cause des droits fondamentaux du syndicalisme libre ».
L’Etat, de son côté, annonce le même dispositif de sécurité que pour la manifestation du 12 août, une interdiction d’alcool en plus (lire l’encadré).
Combien seront les manifestants, ce matin ? Difficile à dire. Il y a trois semaines, lors de la levée de la grève générale liée à Aircal, une action « dans tout le pays » était envisagée. Finalement, ce sera donc un événement strictement nouméen, même si des invitations ont été lancées dans toutes les aires coutumières.
La plus grosse manifestation pro-USTKE date du 4 juillet. Ce samedi-là, 3 000 militants ont été dénombrés (5 000 selon le syndicat, 1 700 par la police).
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