Retour à la Une du jour
mercredi 10 février 2010  

 recherche avancée
Nos archives



LoisirsNos dossiersVie pratiqueAlbums photosNos servicesNos contacts Nouvelle-CalédonieNouméaGrand NouméaProvincesSportsPacifiqueArchivesFil RSS de l'édition du jour


  Nouvelle-Calédonie > Faits divers - 20/11/2009    
Retour à la page précédente - Cet article a été consulté 5685 fois
Il touchait sa paie au Camp-Est
Alors qu’il est incarcéré depuis début juin, un agent de la DI3T a continué à percevoir son salaire. L’homme pourrait avoir bénéficié d’un certificat médical de complaisance justifiant d’un arrêt de travail. Une enquête est actuellement en cours.

Peut-on être fonctionnaire, incarcéré au Camp-Est et continuer à percevoir son salaire ? La question mérite d’être posée puisque le cas de figure existe. Pendant au moins deux mois, un agent de la DI3T, condamné dans le cadre des affrontements de Magenta de mai dernier, a continué à toucher son traitement.
L’homme qui se retrouve au cœur de la question est un inspecteur du permis de conduire, par ailleurs militant USTKE. Le 28 mai dernier, il avait suivi ses camarades sur le tarmac de l’aérodrome de Magenta et avait lancé un cocktail Molotov en direction des ATR, alors que les forces de l’ordre tentaient de disperser le mouvement. Incarcéré au Camp-Est depuis le début du mois de juin et condamné en appel à dix-huit mois de prison dont neuf ferme, l’homme aurait continué à percevoir son salaire.
Comment ? D’abord par la grâce de deux certificats médicaux, dont un à effet rétroactif, justifiant un… arrêt maladie. Pas franchement orthodoxe pour un détenu. C’est sur la foi de ces documents que le versement des salaires aurait été rendu possible. Les contours d’une fraude en bonne et due forme apparaissent. Le Trésor public s’en est inquiété auprès de la justice. Et si le médecin qui a signé ces documents a établi des certificats de complaisance, il pourrait avoir à répondre de cette petite entorse devant ses pairs.

« Le 28 mai dernier, il avait lancé un cocktail Molotov sur le tarmac de l’aérodrome de Magenta »

S’il a, depuis, suspendu les salaires, le trésorier-payeur semble avoir été étonné de l’insistance avec laquelle les services du gouvernement auraient cherché à faire passer ces versements. C’est l’autre versant de l’enquête actuellement en cours, menée sous l’autorité du parquet de Nouméa, qui risque peut-être d’être confronté aux méandres du statut de la fonction publique. « Lorsqu’un fonctionnaire faillit à son devoir dans l’exercice de ses fonctions, il passe devant un conseil de discipline. C’est cette instance qui décide de son sort », indique-t-on du côté du gouvernement.
Sauf que dans le cas présent, la « faute » n’a pas été commise alors que l’inspecteur faisait son métier. Et qu’il n’a pas encore été traduit devant un conseil de discipline puisqu’il est… en prison. « En outre, si le versement du salaire est interrompu alors qu’aucune décision officielle ne l’ordonne, la personne en question a toujours la possibilité de se retourner vers son employeur, en saisissant le tribunal administratif », indique-t-on, toujours du côté du gouvernement.
En plus d’occuper les enquêteurs, le cas de figure peut donner du fil à retordre aux juristes. Même si, de façon plus terre à terre, un salaire est bien la contrepartie d’un travail. Ce qui était visiblement loin d’être le cas.

  Un champion de la maladresse 
Le calice jusqu’à la lie… L’homme de 45 ans qui se retrouve au cœur de cet embrouillamini a cumulé exploits et maladresses. Les policiers l’avaient d’abord repéré aux abords du palais de justice, lorsqu’il était venu soutenir ses camarades de l’USTKE. Il portait exactement les mêmes vêtements que le jour où il avait lancé son cocktail Molotov…
Et lorsque les enquêteurs avaient perquisitionné chez lui, son épouse les avait accueillis avec un « tu vois où ça t’amène de faire le con… » Soit un aveu en bonne et due forme.
Alors qu’il avait d’abord nié ou minimisé les faits devant les policiers, cet homme avait ensuite, en pleine audience, devant les juges, reconnu avoir fabriqué l’engin incendiaire, chez lui, dans son garage. L’acte avait d’ailleurs été publiquement désavoué par Gérard Jodar. « Cet homme-là est au syndicat depuis peu de temps. Je crois qu’il a un peu pété les plombs », avait même répondu le patron de l’USKTE aux juges, interrogé sur ce point. Pour tout cela, il avait été condamné en appel, en août dernier, à dix-huit mois de prison, dont neuf mois ferme. Une peine qu’il purge depuis le début du mois de juin. Avec le jeu des remises de peines, il ne devrait d’ailleurs pas tarder à sortir du Camp-Est.



Photothèque
Edition du 20/11/2009
 
Voir tous les articles





<février 2010>
lmmjvsd
25262728293031
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
1234567
Depuis le 3 janvier 2008



Horoscope

Convertisseur de devises

Transport maritime

Nos contacts

Météo

Belep
Boulouparis
Bourail
Canala
Dumbéa
Farino
Hienghène
Houaïlou
Ile des Pins
Kaala-Gomen
Koné
Kouaoua
Koumac
La Foa
Lifou
Maré
Moindou
Mont-Dore
Nouméa
Ouvéa
Ouégoa
Païta
Poindimié
Ponérihouen
Pouébo
Pouembout
Poum
Poya
Sarraméa
Thio
Touho
Voh
Yaté

 

Je m'abonne aux Nouvelles Calédoniennes

Le blog de Zoé est en ligne
Imprimer l'article  Retour en haut de la page
Copyright © Les Nouvelles Calédoniennes 2010 - Tous droits réservés - Mentions légales