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  • © 2017 AFP | Crée le 20.09.2017 à 08h05 | Mis à jour le 20.09.2017 à 15h16
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    L'ouragan Maria, qui a fait un mort et deux disparus sur l'île de La Guadeloupe , menace les Iles Vierges et Porto Rico; le 19 septembre à Pointe-a-Pitre. Cedrick Isham CALVADOS-AFP

    L'ouragan Maria "potentiellement catastrophique", menaçait les Iles Vierges et Porto Rico après avoir ravagé mardi La Dominique et fait un mort et deux disparus sur l'île française de La Guadeloupe.

    La préfecture de la Guadeloupe a diffusé des vidéos du passage de l’ouragan via son compte Twitter

     

     

    Avec des vents allant jusqu'à 270 km/h, Maria oscillait entre les catégories 4 et 5 (le maximum) et progressait dans la direction ouest-nord-ouest, menaçant des territoires déjà durement touchés par Irma il y a près de deux semaines.

    Un couvre-feu a été instauré sur les Iles Vierges britanniques à l'approche de l'ouragan qui devrait passer près de ses côtes à partir de la soirée.

    "Bien que Maria ne soit pas aussi puissant qu'Irma, notre situation est aussi très différente (car) nos îles sont actuellement extrêmement vulnérables, a justifié le Premier ministre de ce territoire britannique d'outre-mer Orlando Smith dans un communiqué.

    "Les conséquences, comme de possibles inondations et des vents violents qui peuvent transformer les débris en projectiles dangereux, peuvent être plus graves et plus traîtres", a-t-il ajouté. Plus de 1.300 militaires britanniques ont été déployés dans les Caraïbes depuis le passage d'Irma, qui a fait 9 morts dans les Iles Vierges britanniques.

    A Porto Rico, les quelque 3,5 millions d'habitants se ruaient mardi dans les magasins pour acheter des produits de première nécessité et protégeaient de leur mieux leurs maisons et commerces.

    Quelque 500 abris pouvant accueillir près de 67.000 personnes ont été ouverts pour faire face à un ouragan qui "pourrait être le pire du (dernier) siècle à Porto Rico", selon le gouverneur de ce territoire américain Ricardo Rossello Nevares.

    - 'No looting' -

    "Je ne nie pas avoir peur, je suis inquiète parce que c'est la première fois que je vais voir un ouragan d'une telle intensité", a témoigné à l'AFP Noemi Aviles Rivera, une enseignante de 47 ans.

    Maria devait également passer à proximité des îles indépendantes de Saint Kitts and Nevis et Montserrat (Royaume-Uni) ainsi qu'à 150 km au sud des îles française de Saint-Barthélemy et franco-néerlandaise de Saint-Martin.

    Les autorités françaises y ont décrété l'alerte violette, entraînant le confinement de la population, en raison de "la fragilité de l'habitat" et des "débris qui restent".

    Mais peu avant, certains à Marigot, chef-lieu de la partie française de Saint-Martin, ne semblaient pas savoir qu'un nouvel ouragan arrivait.

    "Beaucoup de pluie pendant environ 24 heures, et des vents d'une centaine de kilomètres à l'heure. Ce ne sera pas aussi fort qu'Irma mais il faut s'abriter", expliquait à un groupe de cinq jeunes Daniel Gibbs, président de la collectivité, avant de les saluer d'un "Good luck and no looting!" (bonne chance et pas de pillage!).

    Quinze personnes sont mortes à Saint-Martin lors du passage d'Irma. Des scènes de pillage dans les jours qui ont suivi ont ulcéré la population et mis sous pression les gouvernements français et néerlandais, accusés d'inaction.

    Sur la partie néerlandaise de Saint-Martin, un responsable militaire interrogé par Radio Laser a indiqué que la distribution d'eau et de vivres était suspendue jusqu'à jeudi et que 8 abris étaient ouverts.

    - Naufrage d'un bateau -

    Inondations, toitures envolées, coupures de courant: dans son sillage, Maria, comme Irma, a semé la désolation.

    En Guadeloupe, une personne, qui "n'a pas respecté les consignes de confinement" a été tuée par la chute d'un arbre et deux autres sont portées disparues dans le naufrage d'un bateau, a annoncé la préfecture.

    "Peu de dégâts" ont été notés "sur le bâti", mais "40 % des foyers sont privés d"électricité", selon la même source.

     

     

    Plus violemment frappée, le territoire indépendant de La Dominique a "perdu tout ce qui pouvait être perdu", a déclaré le Premier ministre Roosevelt Skerrit sur Facebook. Les vents "ont emporté les toits de presque toutes les personnes auxquelles j'ai parlé ou avec qui j'ai été en contact".

    Les communications ont été totalement coupées avec l'île, mais aucune victime recensée.

    "Une reconnaissance aérienne effectuée par un hélicoptère de la Sécurité civile" française devait y être menée, avec la possibilité d'envoyer, "si le gouvernement de La Dominique le demande", des pompiers depuis La Martinique, a indiqué le directeur général de la Sécurité civile Jacques Witkowski.

    L'île française de La Martinique a été moins touchée même si 70.000 clients ont été privés d’électricité, soit un tiers de la population.

    Maria a en revanche eu "un impact sans doute important" dans l'archipel guadeloupéen des Saintes qu'il a frôlé à 20 km au sud, a prévenu M. Witkowski.

    Sur Radio Caraïbes International, le maire de Terre-de-Haut, aux Saintes, Louis Molinié, a décrit une situation "catastrophique".

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