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  • AFP | Crée le 13.07.2018 à 04h25 | Mis à jour le 13.07.2018 à 08h57
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    Les Bleus vont-ils remporter la finale, afin de compter une énième ressemblance avec les Bleus 98 ?AFP
    France. Une nouvelle finale de Coupe du monde, vingt ans après le sacre de 1998, toujours avec Didier Deschamps… Les générations ont changé et les points communs sont frappants.

    Clin d’œil de l’histoire : au Mondial-98, les Bleus avaient un geste porte-bonheur, le baiser de Laurent Blanc sur le crâne chauve de Fabien Barthez.

    Cette année, même si le geste se fait en coulisses, plusieurs joueurs lissent les moustaches du remplaçant Adil Rami. Pour que l’analogie soit complète, il ne leur reste plus qu’à gagner lundi en finale. Petit jeu des ressemblances.

    • De Deschamps à Deschamps

    Son visage est incontournable dans les deux cas : Didier Deschamps, passé de capitaine de la génération Zinédine Zidane à sélectionneur de la génération Kylian Mbappé.

    Entre-temps, le monde du foot s’est complètement transformé au gré des montants astronomiques des transferts et de la place de plus en plus importante des réseaux sociaux. Mais DD conserve sur son veston, au moins jusqu’à la finale du Mondial, son étiquette de « Père la victoire » du football français.

    • Titi et Kyky

    France-98 comptait dans ses rangs deux jeunes prometteurs, Thierry Henry et David Trezeguet, âgés de 20 ans. France-2018 compte sur le prodige Kylian Mbappé, 19 ans et demi. La comparaison a souvent été faite entre Henry et Mbappé, passés tous les deux par Monaco. Titi avait marqué trois buts en 98. Kyky aussi, mais leur retentissement est beaucoup plus important, notamment son doublé fulgurant contre l’Argentine de Lionel Messi en huitième de finale (4-3).

    • Guivarc’h et Giroud

    Même paradoxe dans les deux équipes jusqu’ici, l’avant-centre n’a pas inscrit le moindre but. « Stéphane Guivarc’h n’avait pas marqué à la Coupe du monde 98, [Christophe] Dugarry n’avait marqué qu’un but. C’est vrai que si on gagne et que je ne marque pas, je n’en aurai rien à faire, je serai champion du monde, ce serait ma plus grande fierté », a d’ailleurs lâché Olivier Giroud. En 80 sélections, il a marqué à 31 reprises, ce qui en fait le quatrième buteur de l’histoire de l’équipe de France. Mais dans ce Mondial, toujours rien.

    • De Thuram à Pavard

    Cette Coupe du monde 2018 a aussi permis à deux latéraux de se révéler : Benjamin Pavard et Lucas Hernandez. Avant la Coupe du monde 1998, au cours de l’Euro-1996, Lilian Thuram et Bixente Lizarazu avaient su s’imposer également. Le parallèle entre Pavard et Thuram est tentant : deux défenseurs centraux repositionnés sur le côté droit. D’autant que Pavard a marqué une volée de canon contre l’Argentine (4-3) qui rappelle l’improbable doublé de Thuram contre la Croatie. « Jamais je n’aurais rêvé marquer un but comme Pavard ! Moi, je n’étais pas conscient de ce qui se passait », a nuancé Thuram. Trois défenseurs ont marqué dans ce tournoi : Pavard, Varane et Umtiti comme en 1998 : Blanc, Lizarazu et Thuram.

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