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  • AFP | Crée le 16.05.2019 à 04h25 | Mis à jour le 16.05.2019 à 04h25
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    Après des signalements jugés graves, le praticien réputé avait été placé sous contrôle judiciaire, avec une interdiction d’exercer.Photo DR

    Justice. La garde à vue d’un anesthésiste de Besançon, mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements et interrogé sur une cinquantaine d’autres incidents médicaux suspects, a été prolongée hier pour 24 heures supplémentaires.

    Les sept premiers cas sont ceux de patients âgés de 37 à 53 ans qui avaient subi, entre 2008 et 2017, des interventions ne présentant pas de difficultés particulières. Ils avaient pourtant fait des arrêts cardiaques, deux étant décédés et les cinq autres ayant pu être ranimés. Le docteur, qui n’était pas en charge de ces patients, avait été appelé pour secourir certains.

    L’enquête a établi que des doses potentiellement létales de potassium et d’anesthésiques avaient été administrées volontairement, provoquant les arrêts cardiaques.

    Privilégiant la thèse du « pompier pyromane », les enquêteurs soupçonnent le médecin, qui pratiquait dans les deux établissements où les patients sont décédés, d’avoir sciemment modifié les poches d’injection de confrères afin de provoquer des incidents opératoires pour exercer ensuite ses talents de réanimateur.

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