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  • Jean Liou/AFP | Crée le 26.03.2019 à 04h30 | Mis à jour le 26.03.2019 à 08h34
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    SNCF Réseau est en pourparlers avec deux opérateurs ferroviaires qui pourraient arriver sur le marché français des grandes lignes non subventionnées. Photo Joel Saget/AFP
    TRANSPORT. La SNCF s’est lancée dans une course contre la montre pour se transformer profondément d’ici le 1er janvier 2020.

    « Depuis deux mois, toute une série de conseils d’administration adoptent, brique après brique, les éléments de notre feuille de route », explique le patron du groupe public Guillaume Pepy.

    Et l’Etat, le propriétaire, approuve ces évolutions, assure-t-il. Dans la pratique, « il y a plusieurs chantiers » simultanés, détaille Alain Picard, le directeur général devenu grand coordinateur de cette transformation.

    Le premier d’entre eux, dit-il, est la création d’une filiale pour Gares & Connexions, la branche s’occupant des gares dont le domaine sera élargi et qui sera rattachée à SNCF Réseau.

    Il s’agit aussi d’échafauder le futur organigramme du nouvel ensemble, qui doit devenir l’an prochain une société anonyme aux capitaux - incessibles - entièrement détenus par l’Etat.

    Ce travail est selon M. Picard « absolument en lien avec les ordonnances qui vont être publiées par le gouvernement ». Celles-ci doivent « décrire comment s’organise le groupe, quelles filiales sont créées, comment sont composés les conseils d’administration, etc. »

    Pas de démantèlement

    « Mais ces ordonnances ne sont pas calées parce qu’elles doivent passer à l’Arafer (le régulateur, ndlr) et au Conseil d’Etat », note-t-il. Une fois que le dossier sera bouclé, il sera présenté aux instances représentatives du personnel.

    A ce propos, l’organigramme prend quelques libertés avec la loi ferroviaire, qui prévoyait que le groupe SNCF détienne l’intégralité du capital - également incessible - de ses deux grandes divisions, SNCF Réseau et SNCF Mobilités.

    SNCF Mobilités a en effet disparu du tableau, puisqu’on retrouve plusieurs de ses composantes à sa place, directement sous la structure de tête : le fret ferroviaire, Geodis (logistique), Keolis (transports publics, filiale détenue à 70 %) et un nouvel ensemble baptisé « Voyageurs », qui regroupe « Oui » (TGV et grandes lignes), les TER, Transilien (banlieue parisienne) et le matériel.

    « C’est une adaptation à l’ouverture des marchés et au fait de rapprocher les organisations des clients », justifie Alain Picard. Mais pas question pour lui d’y voir une quelconque volonté de démantèlement : « Ça n’aurait pas beaucoup de sens. Ça n’a aucun intérêt, ni stratégique, ni financier, de vendre des parties du groupe ! »

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