France
  • | Crée le 12.03.2019 à 04h25 | Mis à jour le 12.03.2019 à 11h37
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    « On est là principalement pour dire que le nucléaire, c’est une énergie du passé » ont fait valoir les manifestants.Photo Kenzo Tribouillard/AFP

    Environnement. Quelque 200 manifestants se sont réunis dimanche à Paris à l’appel du réseau Sortir du nucléaire pour commémorer la catastrophe de Fukushima, huit ans après, et demander « la sortie du nucléaire en France et au Japon », a constaté une journaliste de l’AFP.

    « Cela fait huit ans que l’accident de Fukushima a eu lieu, et pour autant la catastrophe continue. C’est très important de le rappeler, parce que les particules radioactives sont encore dans les sols, elles y resteront pendant des siècles, et parce qu’on n’arrête pas de découvrir de nouveaux cas d’enfants malades de la thyroïde », a déclaré Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire. « Alors même que la catastrophe continue, les autorités japonaises sont dans le déni », a-t-elle ajouté. « Si on se réunit ici, c’est pour faire mémoire des victimes présentes et à venir de Fukushima, pour protester contre ce déni et aussi pour demander une sortie du nucléaire en France, parce que la France malheureusement pourrait un jour se retrouver confrontée à un incident semblable ».

    « Fukushima, plus jamais ça », « Le nucléaire, c’est l’enfer », « Non à la folie du nucléaire », pouvait-on lire sur des banderoles et sur des pancartes lors de cette manifestation ponctuée de prises de parole et d’intermèdes musicaux, avec tambours japonais et trompette. Les manifestants, parmi lesquels des militants de Sortir du nucléaire, Greenpeace, Attac, Europe Ecologie Les Verts ou La France insoumise, ont observé une minute de silence en hommage aux victimes du tsunami de mars 2011 et de la catastrophe nucléaire qui l’a suivi.

    Quelques militants se sont alors allongés par terre le visage recouvert de masques blancs.

    « C’est important de se souvenir de cet événement, de ces victimes, de marquer un moment un peu solennel autour de ça, et de dire qu’il faut arrêter avec cette énergie nucléaire », a souligné Mathilde Panot, députée de la France insoumise.

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