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  • | Crée le 05.03.2019 à 04h30 | Mis à jour le 05.03.2019 à 08h40
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    SOCIÉTÉ. Le nombre d’enquêtes judiciaires pour des infractions sexuelles a bondi de près de 13 % dans les douze mois qui ont suivi l’éclosion du mouvement #MeToo, en corrélation avec une forte hausse des plaintes, a-t-on appris dimanche auprès du ministère de la Justice, confirmant une information du Parisien.

    Le ministère a indiqué avoir comparé des données statistiques un an avant et un an après octobre 2017, mesurant pour la première fois l’impact de #MeToo sur l’activité des parquets. C’est à cette date qu’a éclaté le scandale Weinstein, qui a provoqué une vague de libération de la parole des femmes disant avoir été victimes de viols ou agressions sexuelles.

    Cette étude a permis de constater « une hausse de près de 13 % des affaires nouvelles de viols, d’agressions sexuelles et de harcèlements sexuels », selon le ministère.

    Plus 17 % pour les plaintes pour viols

    « La hausse la plus significative concerne les affaires nouvelles de harcèlements sexuels (+ 35 %), suivies des affaires de viols (+ 14 %) et d’agressions sexuelles (+ 11 %) », a-t-on détaillé de même source.

    « Le volume des poursuites est quant à lui en hausse de 10 % et se traduit notamment par une hausse de 13 % des informations judiciaires », a-t-on ajouté. Cette augmentation du nombre d’informations judiciaires « signifie que les faits dénoncés justifient des investigations plus poussées passant forcément par la saisine d’un juge d’instruction, ça peut notamment être le cas pour la dénonciation de faits anciens », a commenté auprès de l’AFP le porte-parole du ministère, Youssef Badr.

    La libération de la parole des femmes, à travers les mouvements #MeToo dans le monde et #BalanceTonPorc en France, a engendré ces dix-huit derniers mois une forte hausse des plaintes pour violences sexuelles.

    Selon le bilan annuel du service statistique du ministère de l’Intérieur, publié fin janvier, les plaintes pour viols ont ainsi augmenté de près de 17 % en 2018 et celles pour agressions sexuelles d’environ 20 %.

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