Grand Nouméa
  • Aurélien Pol | Crée le 21.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 21.06.2019 à 07h45
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    Georges Naturel, le maire, et Maxime Carré, le responsable du service production d’Enercal, ont affirmé que les données personnelles des particuliers seront anonymisées. Photo A.P
    DUMBÉA. Le conseil municipal a validé, mercredi, une convention autorisant Enercal à tester ses compteurs intelligents « My Energy » chez deux cents particuliers. Même si le dispositif se révèle bénéfique, il a suscité des questions.

    Mercredi, à 17 h 30, à l’hôtel de ville, les élus étaient prêts à aborder les délibérations du conseil municipal. Au nombre de 25, elles ont toutes été validées à l’unanimité. Le plus important sujet du jour, la validation d’une convention permettant à Enercal de lancer la phase test de ses nouveaux compteurs intelligents « My Energy », a suscité l’attention de l’assemblée. « Sur le Caillou, nous sommes la première commune à les essayer », souligne Georges Naturel, le maire, qui n’a pas caché sa passion pour l’innovation et l’expérimentation de technologies, tant énergétique que digitale. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la convention « Dumbéa, ville du futur », signée par la commune et Enercal en 2018, dont l’objectif est d’accompagner la transition énergétique du territoire et définir les normes de la ville calédonienne de demain.

    Maxime Carré, chef du service production d’Enercal, a présenté la démarche aux élus hier. Ce dispositif permettra aux abonnés de maîtriser leur consommation et leurs finances. « Ils recevront leur consommation en temps réel. Cela pousse le particulier à la surveiller de près. Les factures seront beaucoup plus précises nous concernant. Car, dans certains cas aujourd’hui, nous réalisons des estimations », indique Eric Lehouelleur, le chef du service transport et distribution d’Enercal. « Il y aura également un dérangement minimal. Les interventions s’effectueront à distance. » Enercal promet également la diminution du temps de coupure sur incident. « Ce que nous voulons concrètement, c’est offrir un nouveau service à notre clientèle. »

    « C’est du volontariat »

    Les compteurs seront implantés dans trois secteurs de la commune : Koutio Secal, le cœur de ville et un lotissement de la Société immobilière de Nouvelle-Calédonie, à Tonghoué. Près de 200 foyers vont participer au test, sur la base du volontariat. « Nous allons en implanter dans les établissements publics de la commune », informe le premier édile. Cependant, des questions ont surgi de l’opposition. « Ce modèle n’est-il pas le même que celui de Linky ? », lance Philippe Reecht, élu Calédonie ensemble. « Il est quasiment similaire », répond Maxime Carré. « Il y a un grand débat actuellement en Métropole pour ces compteurs. Concernant nos données personnelles, comment seront-elles traitées ? », poursuit Philippe Reecht. « Elles seront totalement anonymisées. Personne n’aura accès aux données de qui que ce soit, même pas nous. Les responsables du Règlement général de protection des données de la ville et d’Enercal s’en assureront. Je rappelle tout de même qu’ici c’est du volontariat, en France c’est une obligation », tient à rassurer Georges Naturel. Interrogé sur les autres problèmes liés aux compteurs Linky dans l’Hexagone (émission des ondes par exemple), Eric Lehouelleur assure que le modèle My Energy ne présente aucun risque.

    L’opération est totalement prise en charge par Enercal, à hauteur de près de dix millions de francs. La démarche débutera le mois prochain. Un bilan sera établi en 2020. Si celui-ci est concluant, ce compteur intelligent devrait être commercialisé.

     

    Repères

    Déjà des compteurs testés en 2018

    Une convention avait été signée l’an dernier entre la ville, Enercal, la Calédonienne des Eaux et l’Office des postes et télécommunication pour lancer la phase test des compteurs intelligents Lora, permettant de relever les compteurs d’eau et d’électricité. Une cinquantaine d’appareils ont été installés au niveau de la Pointe à la Luzerne. Mais le dispositif rencontre quelques soucis. « Selon mes dernières informations, il y a des problèmes au niveau de la transmission des données », confie Georges Naturel.

    Des installations écologiques

    Dans le cadre du projet de développement durable « Dumbéa, ville du futur », acté en août 2018, signé par la ville et Enercal, plusieurs installations vont être mises en place cette année : des pédaliers en libre-service, permettant le rechargement des appareils électroniques, à l’hôtel de ville. Des bornes de recharge pour véhicules électriques dans le futur parking relais du Néobus, en face du lycée du Grand Nouméa.

    Un dispositif similaire sera également implanté sous le carport solaire de la ville, afin d’alimenter « le nouveau véhicule électrique en cours d’acquisition », explique la note de synthèse de la délibération.

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