Grand Nouméa
  • Gédéon Richard / gedeon.richard@lnc.nc | Crée le 19.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 19.06.2019 à 11h43
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    Le premier atelier du genre à la médiathèque de Koutio se poursuit jusqu’à samedi après-midi. Photos G.R.
    DUMBÉA. Un atelier de découverte de la Musique assistée par ordinateur (Mao) se tient, jusqu’à samedi, à la médiathèque. Une découverte appréciée des participants qui s’y sont inscrits.

    Boîtes à rythmes, synthétiseurs, batteries et effets n’auront bientôt plus de secrets pour les six participants à l’atelier Musique assistée par ordinateur (Mao) proposé à la médiathèque de Koutio. L’objectif, ultime : qu’à la fin des quatre après-midi de formation, que chacun d’eux, quel que soit au départ son niveau de connaissance de la musique, soit capable de créer des morceaux entiers.

    « Ce qui demandait des heures de studio auparavant peut aujourd’hui être fait d’une simple tablette. On peut aussi bien composer sur son portable, qu’accompagner une guitare ou enregistrer des morceaux », présente en introduction Bruno Ciaccafava, musicien, il a beaucoup œuvré sur les albums réalisés au studio Skarabée et qui dispense cette formation. A son auditoire, il apprend à manipuler Caustic, un logiciel dont il a contribué au développement.

    Caustic, le logiciel présenté, est compatible avec Mac Os, Windows, Androïd et Linux. Il est donc utilisable sur tablette et smartphone.

     

    Gamme pentatonique

    Tablette en main, il guide aussi bien des ados comme Rachel, 13 ans, et Nathanaël, 15 ans, fan de djing et de remix, et qui veulent apprendre à en faire, qu’Anaïs, qui suit des cours de piano et a déjà des notions de solfège. « J’ai envie d’apprendre comment reproduire des séquences sans savoir jouer d’une guitare ou d’un autre instrument », témoigne-t-elle. Son voisin, Eric, lui a 62 ans. Il est curieux d’apprendre à utiliser des logiciels autres que ceux qu’il a téléchargés chez lui. Bruno commence par demander à ses élèves de charger une batterie. Puis une boîte à rythmes. Un coup sur la grosse caisse, un autre sur une caisse claire, un rythme est créé. Il montre ensuite comment ajouter une cymbale, pour comment jouer avec une kalimba, un instrument d’origine africaine, sur une seconde machine. Après leur avoir montré comment régler un clavier virtuel sur la gamme pentatonique majeure, il invite ses disciples à composer leurs premières mélodies, en réalisant des formes plus ou moins géométriques sur une grille.

    En fin de session, Bruno leur demande d’écouter leurs créations, en les faisant passer à l’épreuve du métronome. « C’est facile à manipuler, apprécie Rachel. Par contre, ça ne marche que sur la deuxième séquence que nous avons créée, pas sur la première », poursuit Nathanaël.

    Premier exercice du genre à la médiathèque, cet atelier se poursuit jusqu’à samedi.

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