Grand Nouméa
  • Clémentine Guenot / clementine.guenot@lnc.nc | Crée le 15.05.2019 à 05h40 | Mis à jour le 15.05.2019 à 07h32
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    La ville choisit les leds pour illuminer ses rues et ses parcs. 11 000 points lumineux doivent être modernisés d’ici 2023. Photo Thierry Perron
    ÉCLAIRAGE. Depuis un an, la mairie troque la lumière au sodium contre des leds, plus efficaces et plus économes. Un travail de longue haleine puisque la ville compte 11 000 points lumineux.

    Lorsque l’on parle d’éclairage public, il ne s’agit pas seulement de lumière. Cela a trait aussi à l’esthétique, à la sécurité, à l’environnement ou encore à l’économie. Depuis 2018, la ville a entrepris de remodeler son parc lumineux à travers un plan pluriannuel qui s’étend sur cinq ans. Il comprend le remplacement des anciens systèmes par des leds, l’installation de nouveaux candélabres ainsi que la mise en lumière des espaces emblématiques de la ville.

    « C’est pour suivre l’évolution technologique que nous choisissons la led, c’est aussi parce que l’ancien système, qui fonctionne avec des lampes au sodium, n’existera bientôt plus », explique Philippe Jusiak, secrétaire général adjoint en charge des services techniques. Mais c’est aussi parce que « cette technologie est plus pérenne, et moins énergivore ».

    Éclairer autrement

    Le chantier doit durer cinq à six ans. Chaque année, 20 % du parc doit être renouvelé. En 2018, ce sont 2 100 points lumineux qui ont été modernisés et plus de 400 candélabres qui ont été installés dans le cadre du projet Néobus. Le coût pour la commune s’élève à plus de 300 millions de francs.

    En 2019, la somme des travaux programmés est équivalente à celle de 2018, tout comme la part du budget engagé. L’essentiel des 2 200 points lumineux concernés sont déjà existants. C’est le cas de l’éclairage à Normandie, Tina, Ouémo et Magenta par exemple, qui fonctionnera bientôt avec des leds.

    Sortir du noir

    Pour ce qui est de l’installation de nouveaux mâts, elle se fait de manière « homogène, par tronçons cohérents, souligne Philippe Jusiak, mais nous avons aussi des signalements de la police qui nous indiquent des zones d’insécurité qu’il faut sortir du noir ». C’est le cas de la rue Fernand-Forest, à Ducos, où 41 candélabres vont être érigés cette année. Le parking de l’école Risbec, au Faubourg-Blanchot, fait aussi partie des espaces propices au développement d’incivilités. La commune va y placer onze points lumineux.

    Le plan pluriannuel est aussi déployé « en fonction des opportunités sur le terrain. On profite des chantiers pour installer les luminaires », comme sur la route du Port-Despointes, en réaménagement.

    Enfin, les services de la ville travaillent sur la mise en lumière de certains monuments ou espaces urbains. Un spécialiste de la question apporte ses lumières sur le design du matériel à utiliser ou encore sur le type de couleur à choisir, chaude ou froide, c’est ensuite la commune qui décide.

     

    Quelques principes

    Illuminer la ville ne se fait pas au hasard. Avant de poser le moindre candélabre, les techniciens effectuent des simulations d’éclairement pour que le niveau lumineux soit compatible avec l’usage.

    Les trois variables principales sont la hauteur, le positionnement et l’espacement, ainsi que l’intensité. Tout en sachant que, plus l’éclairage est haut et puissant, plus il illumine loin.

    La lumière peut aussi être un inconvénient pour les riverains ou pour la biodiversité, des données qu’il faut également prendre en compte.

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