Grand Nouméa
  • Clémentine Guenot / clementine.guenot@lnc.nc | Crée le 17.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 17.06.2019 à 08h58
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    Une association de femmes, venue de Thio avec des produits vivriers, était aussi de la fête, samedi. Photos Thierry Perron
    VALLÉE-DU-TIR. La Fête de quartier de la zone 2 s’est tenue, samedi, au stade Sotiro, où de très nombreuses activités pour les petits et les grands étaient organisées.

    Le stade Sotiro, à la Vallée-du-Tir était prêt pour accueillir une grande fête, samedi. Les habitants de ce quartier ont reçu leurs voisins de Magenta et ceux de Montravel. Et ils ont déployé tout un arsenal de manèges, châteaux gonflables géants, mais aussi d’activités sportives ou ludiques comme le badminton ou la pêche aux canards pour les attirer sur le stade. Ambiance festive et active, donc, pour cet événement « qui devrait se reproduire plus souvent », estime Ginette, qui habite Montravel.

    « On a imaginé cette fête de quartier dans un esprit tout simple, assure Daniel Monnet, responsable de la maison de quartier de la Vallée-du-Tir. On voulait qu’elle soit conviviale, intergénérationnelle, et qu’elle permette aux gens de se rencontrer ».

    Ginette et son amie Hélène sont aussi venues soutenir « les filles du quartier qui ont monté un collectif pour vendre des gâteaux et des sandwichs. On est très fier d’elles parce que ça marche bien », s’enthousiasme Ginette. Dans quelques minutes, ce sera à elles de monter sur la scène avec quatre autres chanteuses de la chorale mélanésienne. « On est plus nombreuses normalement, mais on nous a demandé de venir quand même alors, on va faire ce que l’on peut », lancent-elles en riant.

    Proposer une animation, tenir un stand ou participer aux activités, c’est tout cela que Daniel Monnet encourage. « On souhaite que les habitants des quartiers s’emparent de cette fête et soient actifs et force de proposition dans son déroulement ».

    Apprendre à faire

    Au-delà des rencontres et des échanges de savoir-faire, plusieurs thématiques avaient été retenues comme fil rouge, samedi : l’environnement, la jeunesse et la place des femmes dans la société. Pour Daniel Monnet, « la question de l’émancipation des femmes ne devrait plus être discutée, ça devrait être un acquis et nous devrions déjà nous préoccuper de choses urgentes comme la jeunesse ou l’environnement ». Ainsi, l’espace, sur le stade Sotiro était organisé par pôles.

    Les moins de douze ans et la jeunesse d’un côté, la restauration, les produits vivriers et les productions artisanales de l’autre. L’environnement était au centre.

    Sur place, David et Vincent tenaient un atelier de réparation de vélo où ils ont « principalement réparé des freins ». Photo C.G.

     

    Chaque stand était l’occasion d’essayer ou d’apprendre, comme à l’atelier de réparation de vélo encadré par David et Vincent. « Le message que l’on veut faire passer, explique David, c’est que l’on peut très souvent réparer les choses. Pour cela il faut observer la panne pour comprendre où est le problème ».

    Moins complexe mais tout aussi instructif, le stand de l’association Nouméa cerf-volant (ANCV) où des gabarits prédécoupés attendent les enfants. « Quand on parle de cerf-volant, on peut aussi aborder la question des vents, de la pression, du ciel… », énumère Bruno, trésorier de l’ANCV et initiateur cerf-volant.

    L’association Nouméa cerf-volant a animé un stand de confection de cerf-volant.

     

    De l’autre côté de l’allée, on retrouve des stands de sensibilisation et prévention avec notamment la Mij, le Comité pour la promotion de la santé sexuelle ou encore le SMA. « C’est bien pour les jeunes. Plutôt que de faire des conneries, ils s’occupent », conclut Ginette, péremptoire.

    Il y a eu du foot, bien évidemment, sur la pelouse du stade Sotiro. Des équipes mixtes de 7 joueurs se sont affrontées.

     

    Maisons de quartier de la zone 2

    La ville a constitué trois zones géographiques, regroupant trois maisons municipales de quartier pour faciliter l’organisation de certaines opérations interquartiers.

    « Ce dispositif, bénéfique dans la création d’une dynamique commune, permet de mutualiser les moyens, d’améliorer l’encadrement du public, de faciliter la mixité des pratiques professionnelles et d’assurer les conditions de sécurité optimales », assure la commune.

    La zone deux comprend :

    - l’espace aérodrome. Contact : 4, rue Cécile- Peronnet, tél. : 44 90 29.

    - l’espace Montravel. Contact : 5, rue du Docteur-Georges-Collard. Tél. : 28 32 54.

    - la maison municipale de quartier de Vallée-du-Tir. Contact : 35, rue Edouard-Unger. Tél. : 28 97 51.

     

    Ces maisons de quartier sont ouvertes à tous les administrés et proposent à la fois des animations, des services de proximité, ainsi que des espaces publics numériques.

    Les associations peuvent également y tenir des réunions occasionnelles ou régulières ou bien des manifestations, tout au long de l’année.

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