Grand Nouméa
  • S.C. | Crée le 11.03.2019 à 04h30 | Mis à jour le 11.03.2019 à 10h09
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    Si les papillons n’ont fait que passer, un parapluie japonais a permis au groupe d’observer les insectes présents dans la forêt. Photos S.C.
    TINA. L’association Endemia et la Société entomologique ont proposé, samedi, une découverte de la forêt sèche de Tina et de ses papillons. Une balade en pleine forêt au cœur de la ville.

    Il y a les plus connus comme le papillon bleu et les autres, l’amynthor, noir, blanc et jaune ou encore l’élégant empereur calédonien. Tous n’étaient pas au rendez-vous samedi. Mais les participants ont tout de même pu apercevoir quelques spécimens de manière fugace. L’association Endemia NC et la Société entomologique de Nouvelle-Calédonie ont organisé une sortie nature dans la forêt sèche de Tina.

    Une trentaine de personnes étaient présentes pour tenter de mieux comprendre les interactions entre ces insectes et leurs plantes hôtes, ou nourricières, qui participent à leur bon développement.

    Elles ont ainsi pu découvrir que les chenilles du si joli papillon bleu, Papilio montrouzieri, étaient friandes de rutacées, auxquelles appartiennent les agrumes. Papilio amynthor de son côté préfère le Micromelum minutum. Une visite à la croisée des passions, mais avec son lot de noms scientifiques.

    Des stations à nectar

    Et si les espèces endémiques sont essentielles pour les insectes, certaines plantes invasives, comme le lantana, restent des stations à nectar appréciées des papillons. Jacques Lamy, secrétaire de la Société entomologique de Nouvelle-Calédonie a également profité de l’occasion pour dénicher quelques petits insectes, des araignées sauteuses ou encore un discret coléoptère. Pour l’association Endemia, il s’agit, encore et toujours, de sensibiliser les Calédoniens à l’importance de ces espaces naturels urbains. En effet, bon nombre de plantes qui se cachent dans cette forêt de Tina sont endémiques, et certaines sont en dangers. Le bien nommé Tinadendron y est encore présent, tout comme au Parc forestier. « Il n’y en a nulle part ailleurs sur la planète, rappelle Hélène Cazé, botaniste, nous souhaitons en renforcer la population au Parc forestier car c’est un foncier sécurisé. » En effet, malheureusement, une partie de la forêt sèche de Tina, qui n’est pas protégée par une barrière, est régulièrement visitée et des individus d’espèces rares disparaissent sous les coups des sabres d’abbatis au grand dam des spécialistes.


    Savoir +

    Les prochaines sorties seront relayées sur la page Facebook de l’association Endemia NC.

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