Grand Nouméa
  • A.-C.P. | Crée le 14.09.2018 à 04h25 | Mis à jour le 14.09.2018 à 08h10
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    Ambre Petit finit d’aménager la bouquinerie. Photo A.-C.P.
    QUARTIER-LATIN. Lancée en mars 2017 par Jonathan Casoni, la bouquinerie du Liseron poursuit son aventure avec Ambre Petit, nouvelle gérante. Le lieu a rouvert mercredi, rue Tourville.

    C’est Jonathan qui lui a demandé. Ambre Petit est sa meilleure amie. « Il y a quelques semaines, il m’a annoncé son départ pour Paris. Il a passé un concours afin d’intégrer une école de clown. Et ça a marché, raconte la nouvelle gérante de la bouquinerie du Liseron. Il voulait vendre, mais cela ne s’est pas fait. Avec mon compagnon, on trouvait ça dommage de voir ces livres dormir. » Graphiste et illustratrice, Ambre Petit décide alors de reprendre l’affaire. Tout en poursuivant son activité en parallèle. Dans la foulée, le déménagement est également organisé. Le propriétaire du local de la rue Porcheron souhaite le récupérer. « Tout s’est fait très rapidement, raconte la gérante, en une semaine. » Mais la tâche n’est pas si aisée. Pas moins de 13 000 livres doivent être déplacés jusqu’à la nouvelle adresse de la bouquinerie, qui ferme ses portes une petite dizaine de jours. Le changement de lieu est aussi l’occasion de réaliser un tri. « On va donner les vieux livres à des associations. » Et puis, le Liseron se réorganise. L’idée ? Que les gens puissent rester sur place.

    Café et club de lecture

    Devant le local, une table et deux chaises sur la terrasse. À l’intérieur, ambiance musicale jazz feutrée, et coin salon avec jeux d’échecs. « On va aussi mettre à disposition du café et du thé. Jonathan avait réussi à créer une communauté. Parfois, les gens passent simplement pour discuter. » Outre un atelier d’écriture, Ambre Petit souhaiterait également accueillir un club de lecture, par exemple. Le fonctionnement, lui, ne change pas. Les livres peuvent être déposés les sept premiers jours du mois. La bouquinerie les achète ou donne des avoirs en contrepartie. Un challenge, pour Ambre Petit. « Au départ, on a peur, on se demande si ça va marcher, je n’avais jamais eu d’entreprise individuelle. Mais, si on ne se lance pas à cause de cela, on ne fait rien. » Finalement, tout s’est enchaîné naturellement. « On l’a fait parce qu’on aime cet endroit, glisse-t-elle, et parce qu’on aime les livres. »


    Savoir +

    Informations sur la page Facebook : La bouquinerie du Liseron

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