Grand Nouméa
  • Gédéon Richard | Crée le 25.09.2018 à 05h50 | Mis à jour le 25.09.2018 à 07h37
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    Découpés en six tranches, les travaux s’étaleraient sur une durée de 3 ans. Illustrations agence Land’Act et SEI
    MAGENTA. Les porteurs du projet de la colline Guégan sont en pleine « réflexion ». S’ils font appel de l’annulation de leur permis de lotir, ils déplorent ce nouveau contretemps.

    « Il ne se passera rien avant 2 ou 3 ans ». Le constat dressé par Jean-Yves Portal, du bureau d’études SEI, maître d’œuvre de la colline Guégan, est limpide. Depuis que le tribunal administratif a annulé le permis de lotir accordé par la ville, à la SCF Régina des frères Guégan, jeudi 13 septembre dernier, le projet immobilier a basculé dans une autre temporalité. « Nous ne savons pas comment le considérer et donner suite au projet », concède Jean-Yves Portal. Deux ou trois ans donc, le temps que l’affaire soit examinée par la cour administrative d’appel de Paris, voire ensuite par le Conseil d’Etat. Ajoutez à cela le délai d’instruction d’une nouvelle demande de permis de six mois à un an, pour l’heure jugée « improbable » étant donnée la possibilité de nouveaux recours. « Nous sommes dans une période de réflexion », tranche le maître d’œuvre, qui revient sur les origines et débouchés du projet.

    Parcelles réservées

    Soit le besoin de garantir l’intégrité d’un terrain familial depuis 1926 de près de 17 hectares contre les squats, les intrusions, les menaces d’incendie. Sur les plans, sont prévus, au nord et à l’ouest, dans une vaste plaine qui accueille pour l’heure parcs hippiques et étable en pierre, quinze parcelles de logements collectifs en R+2. A l’Est, un lotissement privé avec portail d’accès de 115 maisons individuelles, intégrées dans un paysage naturel de collines de niaoulis et de gaïacs, en bordure de mangroves et de marais, le tout en concertation avec le cabinet de Renzo Piano et le Centre culturel Tjibaou. En front de mer, une bande de dix à quinze mètres doit être aménagée en promenade piétonne « pour assurer une continuité à la plage de Magenta ». L’entrée du site abriterait également un snack et des activités nautiques.

    Outre les 2 milliards de francs dévolus par les porteurs du projet à la viabilisation des sols et aux travaux de voirie et de réseaux divers, et un contrat d’aménagement d’espaces verts de 160 millions, « nous arrivons à un programme global qui aurait généré 33 milliards de revenus d’activité au secteur du BTP », chiffre Jean-Yves Portal.

    Autre élément de l’équation, près de 80 % des 130 parcelles du terrain font déjà l’objet de réservations.

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