Grand Nouméa
  • Gédéon Richard / gedeon.richard@lnc.nc | Crée le 10.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 10.04.2019 à 07h15
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    Réaménagée suivant ses volumes d’époque, la villa couvre 547 m2, comprend un jardin de 22,56 ares et une dépendance. Photo Cyril Terrien
    ARTILLERIE. La célèbre villa, convertie en bar, galerie et restaurant, a été saisie fin janvier. Elle sera mise aux enchères le 29 avril. Mise à prix : 125 millions.

    Fin de parcours pour l’Amirauté, du moins sous sa forme actuelle. Bar et restaurant gastronomique ont fermé le 31 décembre et les lieux ont été saisis par la justice. Un avis de mise en vente aux enchères publiques au plus offrant est paru dans nos pages le vendredi 5 avril.

    La Banque de Nouvelle-Calédonie a obtenu la saisie de la bâtisse coloniale classée (lire ci-contre) et de son terrain le 24 janvier. Une décision qui est intervenue « au titre de concours bancaires non remboursés », précise une source proche du dossier.

    Propriété des Forces armées de Nouvelle-Calédonie depuis 1959, cette villa historique a été acquise aux enchères par Guy Sanchez et Christophe Riviera en août 2016. Alors que la maison intéressait depuis deux ans la ville de Nouméa, ce couple, déjà propriétaire de la villa Augustine, une maison d’hôtes et de charme aperçue dans l’émission Bienvenue chez nous, sur TF1, a déboursé 145 millions pour l’acquérir. Dès le 1er septembre, les travaux étaient lancés pour retrouver l’aspect d’antan de cette bâtisse. « On a remis du parquet là où il y en avait avant. On a aussi redécouvert l’ancien carrelage de la coursive côté nord. Malheureusement, cela n’a pas été possible côté sud. Il n’y avait plus la première couche de carrelage », expliquait Guy Sanchez à trois semaines de la réouverture au public, le 3 février 2017.

    300 millions investis

    En devanture, les arbres qui bordaient l’entrée ont laissé place à une piscine, une terrasse et un faré art déco ont vu le jour, ainsi qu’une tonnelle végétalisée et le réseau d’électricité a été refait. En outre, les nouveaux acquéreurs ont revu l’aménagement intérieur. Trois conteneurs de mobilier art déco, de luminaires, de céramiques, de peintures, de livres, etc., ont été importés pour décorer les pièces. Au total, près de 300 millions de francs ont été investis dans ce projet.

    D’abord bar à cocktails huppé, avec espaces privatifs, dont un salon années 1950, puis galerie d’exposition, les lieux ont accueilli quelques concerts de formations jazz et classiques. Puis, une fois les dépendances réaménagées en cuisine, un restaurant gastronomique baptisé Le temps des amours a été ouvert sur place, en janvier 2018.

    Alors que la rumeur de la mise en vente de la villa courait, Guy Sanchez (au centre) démentait la nouvelle. Photo Archives LNC/S.B.

     

    Acquéreurs, courant 2017, de l’ancien piano-bar Paillard, puis de Monsieur Bœuf, converti dans la foulée en brasserie parisienne, Guy Sanchez et Christophe Riviera ont fait l’objet de rumeurs persistantes, ces derniers mois.

    Le 1er septembre, Guy Sanchez a une première fois démenti qui ses biens soient mise en vente, avant que la situation ne se confirme, fin octobre.

     

    Repères

    Quid du bistrot Colette et du Gym bar ?

    Egalement propriétés de Guy Sanchez et Christophe Riviera, le bistrot Colette et le Gym bar ont également fermé le 31 décembre. Les deux fonds de commerce font l’objet de tractations « pour l’heure non abouties », renseigne une source proche du dossier.

    Un bâtiment classé

    La villa de l’Amirauté et sa dépendance ont été classées au titre des monuments historiques en 2014. Construite par Thomas Wright dans les années 1920, la bâtisse coloniale a été vendue à Henri Lafleur en 1939, avant que ce dernier la cède aux Fanc.

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