Grand Nouméa
  • SB | Crée le 19.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 19.06.2019 à 07h54
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    Le changement de nom a été voté lors du dernier conseil municipal fin mai. La voie sera inaugurée à une date non fixée. Photo Archives LNC
    URBANISME. Disparu il y a un an, le dernier volontaire du Bataillon du Pacifique, Maurice Meunier, a donné son nom à la voie de dégagement Est entre le rond-point de l’Eau-Vive et la rue Arnold-Daly.

    Elle est discrète, mais elle est bien là. Depuis peu, une plaque indique le nouveau nom de la voie de dégagement Est, entre le rond-point de l’Eau-Vive et la rue Arnold-Daly. Celle-ci se nomme désormais voie Maurice-Meunier en hommage au dernier volontaire du Bataillon du Pacifique en Nouvelle-Calédonie, qui s’est éteint le 1er mai 2018 à l’âge de 97 ans.

    Un homme qui « s’était engagé par patriotisme, pour la mère patrie », comme il l’expliquait lui-même en 2014.

    Employé par la Maison Barrau dans les années 30, ce natif de Poindimié choisit de suivre l’appel du général de Gaulle.

    Le 3 mars 1943, il prend le large au sein du deuxième contingent du Bataillon du Pacifique. Il rejoint les vétérans du premier contingent en Afrique du Nord. À son arrivée, les combats sont déjà achevés, raconte la Société d’études historiques dans son dernier bulletin. Maurice Meunier prend part à la réorganisation et à l’entraînement de la première Division française libre.

    Maurice Meunier était « homme de coeur, discret et apprécié de tous », écrit la Société d’études historiques. Photo Archives LNC

    « Dévouement absolu »

    C’est lors de la campagne d’Italie qu’il se distingue. Infirmier dans les rangs de la compagnie de commandement, il est cité à l’ordre de l’armée le 16 juin 1944. « Infirmier d’un dévouement absolu et d’un moral élevé, a sans arrêt durant l’attaque du mont Girofano, dans la nuit du 11 au 12 mai, donné des soins aux blessés sous un violent feu de mortiers ennemis. Après le combat, il est retourné en avant de nos lignes et a ramené un sous-officier gravement blessé qui était porté disparu. » Ce qui lui vaudra plus tard la croix de guerre avec étoile de vermeil. Il obtiendra également la Légion d’honneur.

    De retour en Calédonie, Maurice Meunier reprend du service à la Maison Barrau jusqu’en 1955.

    Il devient alors étalagiste pour les Établissements Ballande où il exercera jusqu’à sa retraite.

    Une retraite pour le moins active car Maurice Meunier s’investit dans la vie politique et associative. D’abord en tant que conseiller municipal du maire Roger Laroque en 1971. Il deviendra adjoint des maires Roger Laroque et Jean Lèques.

    Maurice Meunier a aussi été président de l’Amicale des anciens combattants de Nouvelle-Calédonie de 1993 à 2003.

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