Grand Nouméa
  • S.B. | Crée le 25.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 25.06.2019 à 07h13
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    Probike ouvre samedi. S’il existe d’autres experts du vélo à Nouméa, au sein du nouveau magasin, on estime qu’« il y a de la place pour tout le monde ». Photos Thierry Perron
    SOCIÉTÉ. À Nouméa, plusieurs magasins de sport se sont positionnés récemment sur des niches. Une offre qui répond, selon eux, aux attentes de clients demandeurs de conseils avisés.

    Alors que des cartons s’entassent encore, les premiers vélos trônent déjà dans le magasin. Des VTT aux spécimens urbains en passant par les vélos électriques, les casques mais aussi les gants. « Il y en aura pour tous les goûts et tous les budgets », promet Christopher Jenner, gérant du magasin Probike. C’est ce samedi que l’enseigne ouvrira ses portes route de l’Anse-Vata. L’ancien cycliste professionnel, qui a par ailleurs travaillé pour Décathlon, opte aujourd’hui pour la spécialisation. « Les gens sont de plus en plus tournés vers le vélo, surtout depuis qu’il y a plus de pistes cyclables à Nouméa », constate-t-il. Et il n’est pas le seul à faire ce choix.

    Installé depuis un an, le magasin Terre de running mise sur les articles pour la course à pied. Short, tee-shirt, chaussures, chaussettes, sacs, crème pour les pieds…

    Expertise et service après-vente

    Ce qui différencie ces enseignes des généralistes ? Leurs produits que les clients ne trouveraient pas ailleurs, disent-ils. Mais aussi leur expertise. « Je fais une analyse morphologique du pied et de la foulée. Les clients repartent avec des chaussures adaptées à leur poids et à leurs besoins », explique Mathieu Eude, gérant de Terre de running.

    C’est grâce à un test sur le tapis roulant que Mathieu Eude peut étudier la foulée des coureurs.

     

    Autre valeur ajoutée : le service après-vente, selon Sullyvan Hiot, gérant de Vélo plus, qui vend des vélos neufs, du matériel et les répare depuis 2016. « Nous pouvons proposer un suivi de l’article. Cela peut être la mise à jour d’un moteur par exemple », explique celui qui à 15 ans déjà réparait les vélos de son quartier. Sans compter l’expertise pour commander de nouvelles pièces en cas de réparation. Une approche plus satisfaisante pour ces gérants qui sont bien souvent des passionnés.

    Chez Vélo plus, on compte notamment sur le service après-vente pour faire la différence.

     

    Cette concurrence, les plus anciens ne la voient pas forcément d’un mauvais œil. « On ne marche pas sur les plates-bandes les uns des autres », constate Xinh Pham, gérant d’Ozone sport. Focalisé sur plusieurs niches, dont le foot et le running, son magasin existe depuis trois générations.

    « C’est dur de trouver le domaine qui va marcher »

    De l’avis des professionnels, la tendance à la spécialisation devrait s’accentuer. « Parce que les gens demandent de la qualité », assure Philippe Cognet, gérant du magasin Fourteen, qui propose notamment des maillots de foot. « Parce que les clients s’intéressent de plus en plus à la technique. Ils ont donc besoin de conseils précis, explique à son tour Christopher Jenner. Qu’ils aillent aux Boucles de Tina, à Déva ou encore à la Rivière-Bleue, il faut pouvoir leur conseiller le vélo adapté à leur pratique. » Se spécialiser oui, mais à condition bien sûr de miser sur un créneau porteur. « C’est dur de trouver le domaine qui va marcher car ici, le marché est petit », rappelle Xinh Pham.

    De quoi mettre à mal les grandes enseignes généralistes ? Sport Nc vient d’ailleurs de fermer. Non, répondent les spécialistes, elles demeureront, ce qui permettra toujours l’accès à des produits et prix d’entrée de gamme.

     

    Repères

    Des niches porteuses

    Au dire des professionnels, la spécialisation est plutôt porteuse. Non seulement parce que la population est sportive, mais aussi parce que le cadre est propice. « À Nouméa, on a tout. Le climat et les infrastructures pour faire du sport. La ville fait beaucoup », estime Xinh Pham, gérant d’Ozone sport. « Pour les Métropolitains par exemple, le trail est un bon moyen de découvrir la Calédonie et des propriétés auxquelles ils n’auraient pas accès », complète Mathieu Eude, gérant de Terre de running.

    L’importance de la communauté

    Sur une niche, mieux vaut rester en contact avec ses clients. « On a des fidèles. On communique avec eux via notre page Facebook. On organise des sorties conviviales le jeudi soir, pour ceux qui ne veulent pas courir seuls », indique Mathieu Eude.

    Pas d’élitisme

    Bien que spécialisés, les gérants ne veulent pas que leur enseigne soit réservée à une élite. « Les clients peuvent venir quel que soit leur niveau », indique le gérant de Terre de running.

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