Grand Nouméa
  • LNC | Crée le 27.03.2003 à 21h00 | Mis à jour le 23.07.2016 à 18h05
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    Dans notre pays où le cheval est roi, l'équitation se pratique à tout âge et se décline sous de multiples disciplines. Un véritable univers de passion qui rassemble des centaines d'adeptes et dont la découverte se transforme souvent en virus.

    Outre l'admiration que l'homme a toujours nourrie pour le cheval, maintes fois décrit comme sa plus belle conquête, l'équitation est devenue un plaisir après avoir connu des prémices utilitaires avant tout. Grâce aux progrès technologiques, le cheval n'est plus sollicité de la même manière, et la dimension affective a pris le dessus dans de nombreux cas.La complicité ancestrale qui règne entre l'homme et son ami équin se traduit aujourd'hui par des kyrielles de pratiquants : on compte pas moins de 1 800 licenciés en Nouvelle-Calédonie. Ce qui place cette discipline au 8e rang des sports les plus pratiqués sur le Caillou. Longtemps regardée - à tort - comme un sport réservé à une certaine catégorie sociale, l'équitation s'est totalement démocratisée et concerne désormais tous les milieux.Du trek au concours completEn Nouvelle-Calédonie, les solutions pour pratiquer ne manquent pas, à Nouméa comme en Brousse. Avantage de l'équitation : la diversité des pratiques. Au départ, il faut franchir les étapes dans l'ordre, c'est-à-dire apprendre à monter un cheval et développer une relation avec lui. Tous les clubs proposent cette première approche.Vos premiers pas effectués pour devenir un cavalier, vous avez désormais le choix de poursuivre la pratique comme un loisir, en continuant de prendre des cours ou en vous dirigeant vers l'esprit « balade », ou vous faites le grand saut pour entrer dans l'univers de la compétition.Les amoureux de la nature qui aspirent à chevaucher leur monture dans les forêts en traversant les creeks se tourneront vers la randonnée, proposée un peu partout sur le territoire. Mais ils pourront aussi s'intéresser au tourisme équestre. Très en vogue depuis quelques années, cette pratique offre une version « tranquille » de la compétition, avec notamment des épreuves de trek.Vous aimez le jeu ? Tournez- vous alors vers le horse-ball ou le polo, le premier connaissant, lui aussi, un fort engouement depuis peu. Enfin, si vous avez le souci de la perfection, optez pour les disciplines classiques de la compétition avec le CSO (concours de saut d'obstacles), le dressage, le hunter (figures à réaliser avec le cheval), ou encore le concours complet (mariant les disciplines) qui inclut aussi le cross (évolution dans la nature sur des parcours comprenant des obstacles naturels). A noter que sur le Caillou, l'équitation western connaît un succès grandissant.Décontraction et humilitéDans tous les cas, même pour évoluer sur le manège en débutant, vous devez être titulaire d'une licence qui vous couvre en cas d'accident. Libre à vous, ensuite, de tester régulièrement vos progrès en passant des galops (de 1 à 9), épreuves de niveau attestant de vos capacités à monter et à obtenir du cheval ce que vous attendez de lui.C'est là un point crucial qu'il faut prendre en compte dès le départ : le niveau de relation que vous établirez avec un cheval conditionnera tout votre plaisir. Débarrassez vous d'abord des idées reçues : il n'est, par exemple, nul besoin d'être souple pour devenir un bon cavalier.Mieux vaut, au contraire, cultiver l'art de la décontraction, bien plus efficace pour galoper avec aisance.Que ce soit en concours, lors d'une reprise (cours) ou d'une balade, nous avons tous eu un jour le sentiment que le cheval n'en faisait qu'à sa tête. Peu de cavaliers remettent en cause leurs compétences et attribuent la faute au cheval.L'équitation est avant tout humilité et réflexion. Si le cheval nous tolère sur son dos, se pliant bien souvent à des exercices contraires à sa nature, peut-être devons-nous envisager que c'est nous, cavaliers, qui ne faisons pas les efforts nécessaires pour le comprendre.« Penser cheval »Apprendre à connaître le cheval, l'observer, prendre le temps d'établir une relation de confiance sont autant d'efforts indispensables pour prendre du plaisir… et le partager avec votre monture.Les cavaliers vous inviteront ainsi à essayer de « penser cheval », de vous mettre à la place de la bête et d'imaginer vos réactions face à telle ou telle sollicitation.Avec un peu de patience, vous apprendrez à être ferme et à dominer le cheval, en cultivant le principe de l'autorité naturelle et acceptée, et, bien entendu, récompensée par une « affection » réciproque sans laquelle vous n'obtiendrez que des résultats décevants.L'équitation est un plaisir qui se mérite et qui nécessite des efforts : c'est tout simple, mais cela suppose que le cavalier s'inspire des fondements de la relation humaine, c'est à dire le respect de l'autre.Sport, plaisir, pédagogie et socialLa pratique de l'équitation peut viser divers objectifs, elle s'avère également êtreun bon soutien psychologique pour les jeunes en difficulté (actions dans les quartiers, classes spécialisées) ou les personnes à mobilité réduite.Ainsi, l'Etrier de Nouméa est-il également un centre socioéducatif dont la mission est de développer l'équitation scolaire (classes découverte) et de prendre en charge les enfants handicapés avec des éducateurs spécialisés.Outre ces spécificités, les animations tiennent une belle place avec la voltige et le cirque par exemple. Les professionnels disent que l'équitation est un bon révélateur pour les personnes : « le grand éducateur, c'est le cheval ».L'histoire de l'humanité est liée à celle du chevalTous les peuples se sont efforcés d'utiliser l'énergie, la force motrice du cheval, et ont toujours cherché à perfectionner les moyens d'attelage et les organes essentiels du harnachement jusqu'à ce que le cavalier puisse utiliser toutes les ressources du cheval dans ses déplacements, la chasse et la guerre. Au XVe siècle, l'équitation devient un art. Jusqu'alors, le cheval n'était utilisé que comme un instrument au service de l'homme. L'art équestre se différencie de l'équitation de transport ou sportive comme la chorégraphie se différencie de la marche ou de l'exercice physique.Question d'équilibreIl vise à l'équilibre le plus parfait entre le cheval et le cavalier. Les attitudes du cheval d'école correspondent toutes aux différentes phases du combat entre deux chevaux. L'histoire de l'équitation est liée à celle des monarques et des cours. Elle y contribuait au prestige de l'État, enrichissait l'art militaire, servait le plaisir et le goût des princes et des nobles. Si elle en fut le privilège presque exclusif, cela s'explique par le luxe de moyens nécessaires à la sélection des hommes et des chevaux et par l'importance des frais provoqués pour les maintenir dans des conditions indispensables à l'épanouissement de leurs dons.En Nouvelle-Calédonie, les premiers chevaux sont arrivés en bateau, depuis la France et l'Australie, et de nombreux pur-sang ont été importés.Il y aussi encore des troupeaux de chevaux sauvages que l'on aperçoit essentiellement dans le Nord.

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