Grand Nouméa
  • Clémentine Guenot / clementine.guenot@lnc.nc | Crée le 17.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 17.06.2019 à 10h45
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    Une quarantaine de personnes sont venues présenter ou découvrir l’association Communication pacifique, samedi, lors du premier pique-nique de l’année. Photo C.G.
    RECEIVING. L’association Communication pacifique a organisé son premier pique-nique de l’année pour présenter son action à travers des ateliers pratiques.

    Promis, cette année, nous allons organiser plus d’animations et de pique-nique de ce type », promet avec le sourire, Jacqueline, la présidente de l’association Communication pacifique. Les adhérents et nouveaux venus se sont retrouvés une bonne partie de la journée de samedi au parc du Receiving. Les uns pour présenter l’association et son action, les autres pour s’informer et s’essayer à la communication non violente.

    L’association existe depuis 2013, bien que son nom d’origine ait changé en 2015, au moment où trois approches se sont distinguées. La première tournée vers les bébés et destinée à « les aider à communiquer avec leurs proches ». Samedi, Dominique a encadré un atelier bébé axé sur les sentiments, « pour leur permettre d’exprimer ce qu’ils ressentent même quand ils n’ont pas les mots », explique-t-elle.

    La seconde approche est celle de Faber et Mazlish, qui porte le nom de ses théoriciens. C’est une méthode avec des règles de communication entre adultes et enfants.

    Enfin, la communication non violente, abordée sur la pelouse du parc du Receiving, consiste à communiquer de manière bienveillante avec chacun ainsi qu’à savoir exprimer ses besoins.

    « Surprenant »

    Ainsi, une quarantaine de personnes ont fait le déplacement, samedi, pour participer aux ateliers. « On a commencé deux par deux pour établir un lien entre les personnes, explique Jacqueline. Puis on a fait des groupes de quatre, dans lesquels il fallait raconter un événement marquant de notre vie. Ce qui ressort de ces exercices c’est la confiance qui s’est installée et la simplicité entre les participants ». Un constat que reprend Patrick, formateur pour l’association qui trouve « toujours surprenant et émerveillant de voir les connexions qui se créent entre les gens ».

    Ngörane est venu pour la première fois. Il souhaite s’informer et trouver des réponses personnelles. « J’ai un manque en moi, et j’ai besoin de comprendre pour avancer », explique-t-il ouvertement. Ce qu’il retient de cette journée, « c’est que ça apporte beaucoup d’humain, de rencontre et de partage ».

    Si l’on en croit Patrick, s’essayer à la communication non violente n’est pas une chose aisée. Car cela consiste à « aller chercher l’authenticité en soi. Comprendre ce que nous ressentons et à quels besoins cela correspond ». D’ailleurs, avant d’être un professionnel de la communication non violente, il faut au moins trois ans de formation.

    Actuellement, la Nouvelle-Calédonie ne compte aucune personne certifiée, mais « le processus est en cours », assure Jacqueline, confiante.

    Dans l’immédiat, l’association souhaite « faire connaître et donner le goût » de la communication non violente à travers d’autres pique-niques et animations.


    Savoir +

    Les contacts de l’association : https ://communication-pacifique.nc ou sur sa page Facebook : Communication Pacifique en Calédonie

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