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  • AFP | Crée le 15.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 15.06.2019 à 04h25
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    Pour l’avocat de Assange, cette affaire constitue un « moment décisif pour la liberté de la presse ».Photo AFP

    Royaume-Uni. Une audience devait se tenir hier devant le tribunal londonien de Westminster pour examiner la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, déposée par les Etats-Unis qui l’accusent d’espionnage.

    L’audience devait surtout avoir trait à des éléments de procédure, avec le dépôt des preuves à l’appui de cette demande d’extradition. Julian Assange ne devait pas être présent ou par visioconférence. Une précédente audience prévue fin mai avait été reportée, les avocats de l’Australien, actuellement détenu dans la prison de Belmarsh (sud-est de Londres) faisant valoir qu’il était en mauvaise santé.

    Réfugié pendant près de sept ans à l’ambassade d’Equateur à Londres, où il a bénéficié de l’asile politique, M. Assange, 47 ans, en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l’aval de Quito. Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de cinquante semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

    Les Etats-Unis lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250 000 câbles diplomatiques et d’environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l’accusent également d’avoir « comploté » avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite sans précédent. Aux Etats-Unis, Julian Assange risque la prison à perpétuité.

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