Nouvelle Calédonie
  • Jean-Alexis Gallien-Lamarche / jeanalexis.gallien@lnc.nc | Crée le 09.05.2019 à 04h25 | Mis à jour le 09.05.2019 à 07h48
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    Le navire viendrait d’Asie, les investigations sont en cours. photo DR

    FAITS DIVERS. Les indices sont très maigres et laissent peu de marges de manoeuvre aux enquêteurs. Plus d’équipage ni de cargaison à bord, plus de pavillon ni d’instruments de navigation, les identifications sur la coque effacées… Dix-huit jours après la découverte par le Gardian de la Marine nationale d’un caboteur d’une trentaine de mètres échoué au beau milieu des Chesterfield, sur le récif Bampton, dans la réserve intégrale du parc naturel de la mer de Corail, deux certitudes semblent se dégager à ce stade des investigations. La première est que les personnes à bord ont méticuleusement vidé le navire et dissimulé son identité. Lorsque les militaires du D’Entrecasteaux sont montés à bord, il ne restait plus rien. Quelques sachets de plats cuisinés, quelques cartons, rien de plus. « Ce ne sont pas des pratiques normales de marins qui n’ont rien à se reprocher », explique Xavier Jamot, responsable du bureau action de l’État en mer dans la zone maritime de Nouvelle-Calédonie. Seconde certitude, le navire est d’origine asiatique et des investigations à venir permettront peut-être de connaître sa provenance. Tous les regards se tournent d’ores et déjà vers la Chine.

    Le bateau n'était pas sous surveillance

    Deux certitudes et une foule de questions. Dont l’une que tout le monde se pose : que contenait dans ses cales l’embarcation ? Pour l’heure, il est toujours impossible de savoir si celle-ci était liée à une activité de pêches illégales ou de narcotrafiquants. Mais, contrairement à ce qu’avait annoncé le gouvernement, le bateau n’était pas surveillé par les autorités maritimes françaises et australiennes. Il a été découvert par hasard par le Gardian en mission sur un autre bateau suspect. Depuis l’échouement du caboteur, aucune pollution n’a été observée par les autorités. Une opération de remorquage n’est pas à l’ordre du jour, l’opération pouvant s’avérer délicate compte tenu de son éloignement de la côte.

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