Nouvelle Calédonie
  • Yann Mainguet / yann.mainguet@lnc.nc | Crée le 25.03.2019 à 07h01 | Mis à jour le 25.03.2019 à 07h01
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    La province des Îles autour du président, Neko Hnepeune, note une amélioration de l’épargne brute l’an passé, ce qui renforce sa capacité d’investissement. Photo LNC

    POLITIQUE. Dans un environnement budgétaire contraint, aux Loyauté, une politique de rigueur et de rationalisation avait été instaurée. « Faire plus et mieux avec moins », ont résumé, jeudi, les élus provinciaux de l’UC-FLNKS, lors de l’ultime séance de la mandature, synonyme de dernier exercice du président Néko Hnepeune, qui ne briguera pas à nouveau la fonction le 12 mai. 

    Fruit de la méthode, le résultat de clôture du compte administratif et du compte de gestion de 2018, voté à l’unanimité à Wé est positif. Un excédent de 1,17 milliard de francs est dégagé. Dans le détail, 575,7 millions de report en fonctionnement et 597,5 millions en solde d’exécution d’investissement. 

    Ce fonds de roulement disponible, à affecter au budget supplémentaire 2019, renforcera la position de l’institution face aux banques et permettra une meilleure résistance aux fluctuations des dotations de la Nouvelle-Calédonie. Des élus l’ont rappelé, depuis le début du mandat, en 2014, ces dotations ont diminué de 11,4 %, soit 1,4 milliard de francs. C’est l’une des raisons principales de la baisse du budget provincial estimée sur la période à -22 %, soit 5 milliards de francs.

    « Efforts consentis »

    De fait, une obligation – et le rapport de présentation le mentionne – la masse salariale a été maîtrisée entre 2017 et 2018. Néanmoins, les dispositifs dans les secteurs clés, tels que l’enseignement ou la santé, ont été maintenus, souligne un cadre de la province.

    « Grâce aux efforts consentis par la collectivité tout au long de la mandature, on note une maîtrise à la baisse des dépenses de fonctionnement en dépit des fluctuations afférentes aux recettes de fonctionnement », indique le document examiné en séance. « En 2018, il en résulte une amélioration de l’épargne brute de la collectivité. » Le ratio a été ramené à 4,2 % des recettes, soit 574 millions de francs, contre 0,4 % en 2017, ou 52 millions. 

    Ce niveau d’épargne brut n’est toutefois pas suffisant pour financer la totalité des investissements. Durant la séance, le président a été autorisé à souscrire un emprunt auprès de l’Agence française de développement pour un montant de 596 millions de francs. Le taux d’endettement de l’institution des Îles, calculé à partir de l’encours de la dette sur les recettes réelles de fonctionnement, progresse, mais reste raisonnable, à 24 %.

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