Nouvelle Calédonie
  • T.G. | Crée le 17.08.2018 à 05h40 | Mis à jour le 17.08.2018 à 06h35
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    La Moqueuse, fin mars 2016, de retour de mission à Fidji, durement touché par le cyclone Winston. Ph. Archives LNC
    ARMÉE. Après plus de trente-cinq ans de bons et loyaux services, La Glorieuse et La Moqueuse céderont la place à leurs remplaçants d’ici 2022 à 2024.

    C’est un avis de marché qui intéresse les outre-mer, et tout particulièrement la Nouvelle-Calédonie, que le ministère des Armées, via la Direction générale de l’armement (DGA), a fait paraître vendredi dernier. La procédure d’achat porte sur six patrouilleurs hauturiers, à raison de deux exemplaires pour La Réunion, deux autres pour la Polynésie et les deux derniers pour la Nouvelle-Calédonie où ils prendront la relève de La Glorieuse et de La Moqueuse, qui affichent à ce jour 33 et 32 ans de service. Les futurs patrouilleurs doivent être livrés entre 2022 et 2024.

     

    30 jours d’autonomie

    « Ces bâtiments d’une longueur d’environ 70 mètres [contre 54,80 m pour les patrouilleurs actuellement en service, NDLR], avec un tirant d’eau inférieur ou égal à 3,8 mètres, seront capables d’une vitesse de 22 nœuds minimum », indique l’avis de marché. Chaque patrouilleur accueillera un équipage d’environ 35 marins avec une marge de 18 passagers supplémentaires, dont des plongeurs. Équipé d’une grue, le patrouilleur pourra embarquer un drone aérien à voilure tournante de 700 kg, stocké dans un abri fermé, ainsi que deux semi-rigides de 8 mètres environ.

    L’avis précise que chaque navire pourra transporter des armes et des munitions et qu’il sera équipé d’un système de « visualisation de situation tactique » ainsi que de systèmes de communication hertziens et satellitaires.

     

    « Une excellente nouvelle »

    Ce nouveau patrouilleur pourra être engagé sur des missions d’une durée approximative de trente jours sans ravitaillement pour une autonomie d’environ 5 500 nautiques. La maintenance, réalisée sur place pour une période initiale de six ans, est incluse dans le marché.

    Dans un communiqué daté du mardi 14 août, Philippe Gomès, Philippe Dunoyer ainsi que Gérard Poadja, respectivement députés et sénateur de la Nouvelle-Calédonie, se félicitent « de constater que le gouvernement est passé à l’action » après qu’ils soient « intervenus à de nombreuses reprises depuis un an auprès de la ministre des Armées afin de l’alerter sur l’obsolescence des deux patrouilleurs aujourd’hui en service et la nécessité de prévoir leur remplacement le plus tôt possible […]. »

    C’est « une excellente nouvelle pour la défense de nos ressources marines », soulignent les signataires du communiqué, qui ajoutent que « la surveillance de nos eaux territoriales, la préservation de notre biodiversité marine, la sauvegarde de nos richesses halieutiques, la lutte contre les intrusions intempestives de pirates de la mer venus d’Asie sont autant d’enjeux majeurs qui imposent qu’a minima, les matériels de la Marine nationale et des Forces armées de Nouvelle-Calédonie soient à la hauteur des menaces qui pèsent sur notre espace maritime. »

    Ces deux nouveaux patrouilleurs permettront notamment de surveiller les 28 000 km2 du parc marin récemment classés en réserves. Les candidats ont jusqu’au 13 septembre pour soumettre leur dossier.


    Savoir +

    L’avis de marché AO-1834-0202 est consultable sur Marchesonline.com

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