Nouvelle Calédonie
  • E.C. | Crée le 15.05.2019 à 05h40 | Mis à jour le 15.05.2019 à 06h51
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    Une partie de la propagande est imprimée localement, comme ici aux IRN. Le reste est acheminé par avion. Photo Thierry Perron
    ÉLECTIONS. Pas de répit pour les mairies. Au lendemain des provinciales, il faut déjà préparer le scrutin européen du 26 mai, dont la campagne officielle a commencé lundi.

    A peine sorties des provinciales, les mairies ont tout juste le temps de reprendre leur souffle qu’il faut déjà lancer les préparatifs pour les Européennes. Ouverte depuis lundi, la campagne officielle pour le scrutin européen du 26 mai tarde à démarrer en Calédonie, où l’affichage s’annonce compliqué, compte tenu du nombre record de 34 listes en lice. L’espace et les panneaux disponibles pourraient venir à manquer dans les plus petites communes, tenues d’accueillir les affiches électorales de chaque liste comme le prévoit le code électoral. Pour leur donner un peu plus de marge de manœuvre, le ministère de l’Intérieur a indiqué dans une circulaire la possibilité de diviser les panneaux en plusieurs parties. Si ces derniers sont encore, pour la plupart, occupés par la propagande des provinciales, les premières cargaisons des posters de campagne sont arrivées sur le Caillou. La semaine dernière, près de neuf tonnes d’affiches, de bulletins, et de profession de foi étaient déchargées d’un avion, rien que pour trois listes : « La France insoumise » menée par Manon Aubry, « la Renaissance soutenue par la République en marche, le Modem et ses partenaires » menée par Nathalie Loiseau, et « Envie d’Europe écologique et sociale », du Parti socialiste et de Place publique, menée par Raphaël Glucksmann. Imprimées en Calédonie, une partie des affiches comme celle de la liste « Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent » menée par Ian Brossat, du Parti communiste français, ont en revanche déjà commencé à être livrées.

    Mise sous pli de la propagande électorale

    Sous le contrôle de la commission de propagande, la mise sous pli des professions de foi et des bulletins de vote se déroulera en salle d’honneur de la mairie de Nouméa, annonce le haussariat.

    La propagande électorale sera ensuite envoyée directement dans les boîtes aux lettres des Calédoniens et dans chaque mairie, au plus tard le mercredi 22 mai.

    Au total, 210 846 électeurs sont appelés à choisir, parmi les candidats français, l’élu Outre-Mer qui représentera la zone Pacifique, soit la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis et Futuna.

    Comme en 2014, où le taux de participation avait péniblement atteint les 27,5 %, il est peu probable que les Calédoniens se mobilisent pour ce scrutin qui intervient seulement deux semaines après celui des provinciales. Via le Fonds européen de développement (FED), la Nouvelle-Calédonie a pourtant bénéficié d'une enveloppe de 3,6 milliards de francs entre 2017 et 2020.

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