Nouvelle Calédonie
  • Propos recueilis par Ph.F. | Crée le 27.03.2019 à 04h25 | Mis à jour le 27.03.2019 à 04h25
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    Pendant dix ans, Maurice Ponga a été la voix de l’outre-mer à Strasbourg et à Bruxelles.Photo DR

    Les Nouvelles Calédoniennes : Vous savez été nommé meilleur député européen dans la catégorie « développement ».

    De quoi s’agit-il exactement ?

    Il y a une agence qui suit les travaux des députés européens et qui fait chaque année la mesure de leur investissement personnel dans différents domaines. Il y a trois nominés par commission du parlement. J’ai reçu cette récompense en raison de mon engagement sur certains dossiers pour soutenir le développement.

    Quel type de développement ? En faveur de qui ?

    Il s’agit notamment d’actions menées en Afrique et à l’île Maurice. J’ai aussi travaillé sur la stratégie européenne en Afrique et la façon d’accompagner le développement durable.

    J’ai aussi travaillé sur la prolongation en 2020 et en 2021 des aides aux PTOM. Il s’agissait aussi de sortir les PTOM de la sphère du fonds européen de développement, qui est une structure spécialement conçue pour les pays en situation de grande pauvreté.

    J’ai proposé la création d’un instrument financier innovant plus adapté à la situation économique des pays et territoires d’Outre-mer. Le dispositif est en partie voté, le Conseil doit à présent se prononcer.

    Vous allez terminer votre deuxième mandat. Allez-vous vous représenter ?

    Non, j’avais dit dès le début que je ferai qu’un à deux mandat. Il est temps de laisser la place à des personnes plus jeunes.

    Quel souvenir garderez-vous de ces années ?

    D’abord, j’étais le seul député d’Outre-mer. Le Royaume Uni et les Pays bas n’en présentent pas. Ça m’a permis d’occuper un rôle particulier et d’apporter une vision que n’ont pas forcément les Européens.

    Nous avons réussi à inclure les PTOM dans des programmes de recherche, dans le programme Erasmus qui permet aux étudiants de faire une partie de leur cursus dans un pays étranger.

    Comment voyez-vous les prochaines provinciales ?

    J’espère que les loyalistes sauront suffisamment s’unir pour garder la majorité au Congrès.

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