Nouvelle Calédonie
  • L’édito
    Par Olivier Poisson, rédacteur en chef | Crée le 13.07.2019 à 04h25 | Mis à jour le 15.07.2019 à 15h59
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    Ils ont osé ! L’Avenir en confiance et l’Eveil océanien n’ont pas respecté la tradition en choisissant l’un des deux candidats indépendantistes à la vice-présidence du gouvernement. Calédonie ensemble n’a d’ailleurs pas tardé à fustiger cette décision, arguant du fait qu’il n’y avait aucune raison d’agir puisque le gouvernement fonctionne, et a dénoncé aussi vite une nouvelle coalition digne de celle constituée entre 2011 et 2014. Daniel Goa estime, pour sa part, que l’élection de son candidat n’engage absolument en rien l’UC. Ce qui est fort probable parce que ce vote ne semble pas dicté par quelque accord, mais plutôt par la conviction qu’il sera beaucoup plus facile de travailler avec l’UC plutôt qu’avec l’Uni. Sonia Backes ne s’en est pas cachée cette semaine dans nos colonnes : elle n’est pas vraiment fan de la politique menée par Paul Néaoutyine, surtout pour ce qui concerne la mine et tout particulièrement la SLN. Alors que la mandature précédente avait vu Philippe Gomès et Paul Néaoutyine se rapprocher sur de nombreux sujets, l’Avenir en confiance et l’Eveil océanien doivent certainement penser que leur programme économique, s’ils veulent réussir à l’appliquer alors qu’ils ne disposent pas d’une majorité au Congrès, pourrait séduire plus facilement dans les rangs de l’Union calédonienne où certains courants sont jugés plus libéraux.

    La démarche est aussi courageuse que risquée puisqu’elle s’appuie sur les divisions entre des indépendantistes qui jouent depuis longtemps avec les divisions entre… loyalistes.

     

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