Nouvelle Calédonie
  • Olivier PoissonPar Olivier Poisson, rédacteur en chef | Crée le 06.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 06.04.2019 à 04h25
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    Pour l’instant, la campagne pour les provinciales est d’une simplicité enfantine. Dans le Sud tout d’abord, il n’y a pas moins d’une douzaine de listes qui annoncent qu’elles vont révolutionner notre quotidien. Il y a les listes communautaires, celles qui ne veulent surtout pas l’être, celles qui annoncent qu’elles vont enfin nous débarrasser de la vieille politique avec des recettes tout aussi vieilles, ceux qui ont réussi l’union mais ne veulent pas la faire avec ceux qui ne sont pas sur la même ligne qu’eux, ceux qui ne feront pas partie de cette union parce qu’elle ne discute pas assez avec le camp d’en face. Il y a encore celui que se revendique d’un parti très protectionniste, mais qui voudrait faire l’inverse ici. Il y a enfin l’union des indépendantistes, mais pour l’instant pas tout à fait puisqu’elle n’accepte pas ceux qui n’étaient pas sur la même stratégie lors du référendum. Dans le Nord, c’est beaucoup plus facile puisque les indépendantistes feront des listes séparées, mais pour mieux se retrouver, comme dans les Îles d’ailleurs. Les Loyalistes iront séparément dans le Nord, en profiteront pour se déchirer un peu plus, mais acceptent de se marier pour le meilleur et pour le pire dans les Îles.

    Bref, bien malin celui qui arrive à imaginer ce que sera exactement l’après-12 mai, et le visage qu’adoptera le Congrès. Surtout que des esprits espiègles ont décidé un jour d’inventer une assemblée avec un nombre pair d’élus dont pourrait découler une parité inédite entre les deux grandes tendances politiques. Histoire de pouvoir accoucher d’un gouvernement… ingouvernable.

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