Nouvelle Calédonie
  • Julia Trinson | Crée le 15.09.2018 à 04h25 | Mis à jour le 15.09.2018 à 04h25
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    Jeudi soir, les tables de la section VIP avaient déjà été dressées avec soin et les consignes étaient claires : interdiction à tous, artistes, candidates, techniciens, décorateurs, coaches… de toucher à la mise en place. Photos Thierry Perron
    Divertissement. L’élection de Miss Nouvelle-Calédonie 2018 a lieu ce soir. Les équipes ont commencé les préparatifs depuis longtemps, notamment du côté de Caledonia, qui retransmet la soirée en direct.

    Un air de flûte flotte dans l’air, vite remplacé par les battements de tambours japonais. Installés à quelques décimètres des percussions géantes, une partie de l’équipe de Caledonia est réunie autour d’une table. Et décide rapidement de se déplacer : impossible de s’entendre avec ce bruit assourdissant alors que l’équipe passe en revue le « conducteur », ce document qui détaille, minute par minute, la soirée d’élection de Miss Nouvelle-Calédonie. Le texte est-il compréhensible ? Trop long ? Les transitions sont-elles fluides ?

    Audrey Sarengat, la jeune réalisatrice, suit les premiers échanges, puis retourne au cœur de l’Arène et observe à nouveau les tambours japonais : « je regarde comment on peut filmer ça, c’est assez joli ». Les essais de ce jeudi soir ont aussi permis à l’équipe de décider que le jury entrerait seulement après cette séquence, histoire qu’il ne soit pas assourdi.

    Cela fait un mois environ que l’ancienne journaliste reporter d’images, passée progressivement à la réalisation, prépare cette soirée de plus de deux heures, diffusée en direct sur Caledonia. Et deux semaines qu’elle travaille en direct avec les candidates : « pour voir la chorégraphie, les déplacements, pour pouvoir anticiper ».

    Audrey accueille alors Chloé, qui sera cadreuse pendant la soirée. « Je vais travailler avec six cadreurs, dont deux font partie de Caledonia. Les autres sont des prestataires, je ne les connais pas forcément. » D’où l’importance de bien régler les détails à l’avance. Chloé sera à la caméra portée, elle aura un « suiveur » pour gérer les câbles. Après lui avoir laissé découvrir son matériel, Audrey réunit tous les cadreurs pour leur expliquer comment elle communiquera via l’intercom.


    Solutions techniques

    Avant la répétition générale du vendredi (en costume et sans interruption), celle de jeudi permettait de « tester le côté technique », le fonctionnement de tout le réseau contrôlé depuis la régie. Casque sur les oreilles, Audrey navigue d’un plan à l’autre et repère les menus problèmes, ensuite résolus par les techniciens.

    Sur scène, la répétition se poursuit. C’est un spectacle varié qui est proposé. En cette année 2018 où le vivre ensemble est sur toutes les lèvres, le thème du métissage est à l’honneur. Un choix concerté du comité d’organisation et de la chaîne de télévision. « Dès le début, nous avions dit OK [pour diffuser l’élection] à condition qu’on discute aussi de l’image de la femme que ça renvoie, d’éviter autant que faire se peut que véhicule l’idée de femme objet », explique Jérémie Gandin, directeur éditorial de Caledonia. D’où l’idée d’axer davantage les vidéos de présentation des candidates sur leur personnalité, leurs racines, le décor de leur enfance. « Cela se joue dans les interviews plateau aussi, souvent les candidates récitent un texte appris par cœur, là on essaie d’aller vers plus de spontanéité. »

    julia.trinson@lnc.nc

    Savoir +

    Les places pour la soirée coûtent de 1 500 à 9 500 francs et sont en vente sur www.tickets.nc, à l’hôtel du Centre à Ducos et sur place à l’Arène du Sud le soir même (dès 18 heures).

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    Elles sont dix à vouloir remplacer Lévina Napoléon et devenir Miss Nouvelle-Calédonie 2018. Ensemble, elles ont participé à de nombreux événements de cohésion au fil des semaines.

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    Repères


    Le jury

    Présidé par Amandine Bui Duyet, ancienne présidente du comité, le jury rassemble : Guillaume Nguyen Van Soc, conseiller économique au gouvernement ; Laura Kojfer, Miss province Sud 2016 ; Florent Perrin, responsable de l’Arène du Sud ; Julie Laronde, directrice adjointe de Nouvelle-Calédonie tourisme point Sud ; Simane, slameur et danseur ; Cécile Hattab alias « Fleur de cactus », blogueuse mode et beauté.


    Le vote

    Une première étape permet de désigner les quatre finalistes. La voix du public compte pour 20 %.

    Le vote par SMS est ouvert depuis le 9 juillet et jusqu’à ce soir. Les « j’aime » sur Facebook et Instagram seront aussi pris en compte. Le jury représente 50 % de la note et le comité Miss Nouvelle-Calédonie 30 %.

    Une fois choisies, les quatre finalistes seront ensuite réévaluées avec une nouvelle présentation à l’oral, avant le choix définitif de Miss Nouvelle-Calédonie 2018, qui sera composé pour moitié du vote du jury et pour moitié de celui du public.

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