Pacifique
  • | Crée le 14.05.2019 à 05h35 | Mis à jour le 14.05.2019 à 05h35
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    Le Parlement européen de Strasbourg. Depuis dix ans, l’union a intensifié sa coopération avec la région concernant le changement climatique et l’adaptation à ses effets.Photo DR
    Elections. La lointaine Europe ne fait guère déplacer les électeurs. Pourtant Bruxelles participe de façon significative au développement des territoires d’outre-meret des Etats insulaires.

    L’Union européenne a des partenariats avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les 15 Etats insulaires indépendants du Pacifique, les pays et territoires d’outre-mer (PTOM) de la région et le Forum des Îles du Pacifique (FIP). Elle adapte en permanence les politiques qu’elle mène en fonction des changements politiques et économiques intervenant dans la région. La coopération au développement demeure un aspect important des relations de l’Union avec les Etats du Pacifique, qui font partie du groupe des ACP (Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique).


    20 milliards de francs pour la Région

    L’Union européenne est le cinquième partenaire commercial de la région Pacifique dans son ensemble, les échanges commerciaux sont très faibles et s’élevaient à 2 791 millions d’euros en 2017. En revanche, Bruxelles est le deuxième plus grand bailleur de fonds de la région, après l’Australie.

    Le Forum des Îles du Pacifique (FIP), groupement politique qui compte 18 membres, est l’interlocuteur privilégié de l’Union européenne pour ce qui est de l’aide au développement et des négociations commerciales. Ce groupement rassemble l’Australie, les Îles Cook, la Micronésie, les Fidji, Kiribati, Nauru, la Nouvelle-Zélande, Niue, les Palaos, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Îles Marshall, les Samoa, les Îles Salomon, les Tonga, les Tuvalu, le Vanuatu et les quatre pays et territoires d’outre-mer français : la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, les îles Pitcairn et Wallis-et-Futuna (PTOM).

    L’UE accorde des financements aux pays du Pacifique et aux PTOM. Une enveloppe de 166 millions d’euros (près de 20 milliards de francs) a été débloquée pour la période 2016-2020 à l’aide au développement.

    Les pays et territoires d’outre-mer (PTOM) bénéficient du Fonds européen de développement (FED) qui est constitué de plusieurs enveloppes : une enveloppe territoriale, une enveloppe régionale et une enveloppe thématique dédiée à la coopération régionale. D’autres enveloppes sont disponibles pour l’assistance technique et pour l’aide d’urgence.


    Pas négligeable

    La Nouvelle-Calédonie va bénéficier de 3,6 milliards de francs (29,8 millions d’euros) entre 2017 et 2020. La Polynésie française va recevoir quelque 3,57 milliards de francs (29,7 millions d’euros). Elle a décidé d’affecter cette somme au tourisme. Wallis-et-Futuna a décidé d’utiliser l’enveloppe de 2,3 milliards de francs (19,6 millions d’euros) qui lui a été accordée à la poursuite de sa politique de désenclavement, en se concentrant sur l’amélioration de son accessibilité numérique.

    Dans le domaine du changement climatique, l’Union européenne et les petits Etats insulaires ont défendu l’accord de Paris lors de la 21e conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 21) de 2015. La 23e session (COP 23), présidée par les Fidji, a eu lieu à Bonn (Allemagne) du 6 au 17 novembre 2017.


    P

    En prélude au scrutin du samedi 25 mai prochain, la campagne électorale des élections européennes a démarré officiellement hier.

    En Polynésie française, elle s’achèvera le vendredi 24 mai à minuit, veille du scrutin., la campagne audiovisuelle, elle, s’achèvera le jeudi 23 mai à minuit, comme dans tous les territoires où le vote a lieu samedi.

    Changement majeur par rapport aux précédentes élections de 2014, le scrutin par circonscriptions régionales a été remplacé par une liste nationale composée de 79 candidats. Cette année, 34 listes ont été déposées. Depuis les premières élections de 1979, le taux de participation n’a cessé de chuter en Polynésie. En 2014, il était particulièrement faible avec 14,97 % (42,6 % pour l’ensemble de l’électorat français). Il faut dire que les enjeux paraissent lointains aux Polynésiens, même si Bruxelles participe au développement du fenua (lire aussi ci-dessus).

    Compter les troupes

    Mais comme toute élection, c’est l’occasion pour les partis locaux de compter leurs troupes et de tenir quelques meetings.

    Sans surprise, le Tapura soutient la liste de La République en marche. Tearii Alpha figure en 34e position sur la liste LREM Renaissance conduite par Nathalie Loiseau, soutenue le MoDem et ses partenaires.

    Le Tahoeraa rentre en quelque sorte au bercail et appelle cette fois à

    voter Les Républicains.

    Quant au Tavini, il demande à ses électeurs de glisser dans l’urne un bulletin « Maohi Nui » qui équivaut à un vote nul. Il avait au départ appelé à l’abstention mais semble avoir changé son fusil d’épaule.

    A noter qu’Eric Minardi, président

    du parti Te Nati Rassemblement

    national polynésien, est en 25e position sur la liste Prenez le pouvoir, soutenue par Marine Le Pen.

    D

    Repères


    Le député de l’année

    En 2014, Maurice Ponga (LUMP) a été réélu député européen dans la section Pacifique de la circonscription Outre-Mer, après un premier mandat obtenu en 2009. Né le 5 juin 1947 à Kouaoua en Nouvelle-Calédonie, M. Ponga s’est vu

    décerner en mars le prix du Meilleur député de l’année 2019 dans la catégorie « Développement » lors d’une cérémonie organisée par The Parliament Magazine.


    Débat en tahitien

    Polynésie la 1re proposera le lundi 20 mai à 19 h 40 (heure locale) un débat en langue tahitienne sur les élections européennes où il sera question des investissements de l’Europe en Polynésie et de la Z.E.E (zone économique exclusive).


    Un plus pour les étudiants

    En matière d’enseignement, les pays et territoire français du Pacifique profitent du dispositif européen

    Erasmus +. Celui-ci vise à donner aux étudiants et d'une manière générale aux jeunes de moins de 30 ans avec ou sans diplôme, la possibilité de séjourner à l’étranger pour renforcer leurs compétences et accroître leur employabilité.

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