Pacifique
  • AFP | Crée le 15.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 15.06.2019 à 10h41
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    La justice a interdit aux médias de prendre des photos ou des vidéos de l’apparition de Tarrant sur la transmission audiovisuelle diffusée, hier, pendant l’audience. Elle a en revanche autorisé l’utilisation d’images prises lors d’une audience précédente
    Nouvelle-Zélande. Son procès devrait débuter le 4 mai prochain. Brenton Tarrant, inculpé pour la tuerie de Christchurch, a plaidé non coupable hier lors d’une audience filmée depuis sa prison.

    Hier, dans une transmission audiovisuelle depuis la prison de haute sécurité d’Auckland diffusée au tribunal de Christchurch, l’avocat de l’Australien Brenton Tarrant, Shane Tait, a déclaré que son client plaidait « non coupable de tous les chefs d’accusation », tandis que Tarrant était assis silencieux à proximité. Celui qui se définit lui-même comme un suprémaciste blanc est inculpé de 51 chefs d’accusation de meurtre, de 40 tentatives de meurtre et d’acte terroriste.

    Le 15 mars, cet Australien âgé de 28 ans avait ouvert le feu pendant la prière du vendredi dans deux mosquées de Christchurch, la grande ville de l’île du Sud. Il avait diffusé son action en direct sur le réseau social Facebook, le pire massacre commis dans l’histoire moderne de la Nouvelle-Zélande.

    Au cours de l’audience d’hier, le tribunal a été informé que des expertises psychiatriques effectuées pendant sa détention avaient établi que Tarrant était mentalement apte à être jugé. Quelque 80 survivants du massacre et proches de victimes se trouvaient dans la galerie du public lors de l’audience. Ils ont pu voir Tarrant avoir un sourire ironique à plusieurs moments de la transmission.

     

    Six semaines de procès

    Le juge Cameron Mander a fixé l’ouverture du procès au 4 mai 2020. Il devrait durer environ six semaines. Une nouvelle audience est prévue le 15 août.

    A la suite du massacre de Christchurch, le gouvernement néo-zélandais a durci la législation locale sur les armes et a annoncé qu’il allait réexaminer les lois concernant la répression des discours de haine.

    Il a par ailleurs apporté son soutien aux efforts internationaux visant à amener les géants du numérique à faire davantage pour combattre l’extrémisme en ligne. Après le scandale provoqué par la transmission en direct de la tuerie de Christchurch, Facebook a lancé début mai une nouvelle offensive contre les promoteurs de discours extrémistes, violents, antisémites, racistes ou complotistes, notamment contre l’Américain Louis Farrakhan, leader de l’organisation Nation of Islam.

    Et le site de partage de vidéos YouTube a annoncé le 5 juin l’intensification de sa lutte contre les contenus haineux en interdisant des vidéos prônant la discrimination ou la ségrégation, comme par exemple des sites glorifiant le nazisme.

    A l’instar de Facebook ou de Twitter, YouTube se voit reprocher de ne pas faire assez pour supprimer rapidement des contenus prônant la haine, la violence ou colportant des théories du complot, dont l’audience a explosé grâce à l’avènement des réseaux sociaux.

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