Pacifique
  • AFP | Crée le 14.03.2019 à 04h25 | Mis à jour le 14.03.2019 à 04h25
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    Les îles Marshall, les Samoa américaines, les Samoa, Guam et maintenant Fidji et le Vanuatu, le Pacifique est particulièrement présent dans la liste noire des paradis fiscaux établie par l’UE.Photo AFP
    Unioneuropéenne. Les vingt-huit Etats membres de l’UEont élargi, mardi,leur liste noiredes paradis fiscaux pour la porter de cinq à quinze pays incluant, entre autres le Vanuatu et Fidji.

    Dressée pour la première fois par les Européens en décembre 2017, à la suite de plusieurs scandales, la liste noire des paradis fiscaux a pour objectif de lutter contre l’évasion fiscale des multinationales et des grandes fortunes, qu’aujourd’hui le Vanuatu et Fidji semblent accueillir.

    Elle épinglait au départ dix-sept pays mais avait considérablement rétréci ces derniers mois, en raison de promesses de plusieurs mauvais élèves faites à l’Union européenne de changer leur législation fiscale.

    Il ne restait par conséquent plus que cinq territoires à n’avoir jamais pris aucun engagement : les Samoa américaines, les Samoa, Guam, Trinidad et Tobago et les îles Vierges américaines.

    Après l’actualisation de mardi, trois pays, sortis l’an passé de la liste noire après des promesses de bonne conduite, se retrouvent à nouveau épinglés pour mauvais comportement : la Barbade, les îles Marshall et les Emirats arabes unis (EAU). Le retour de ce pays du Golfe sur la « blacklist » a toutefois posé quelques problèmes, l’Italie rechignant à mettre à l’index cet important partenaire économique qui devrait, de tout de toute façon, en ressortir assez vite selon le ministre italien des Finances Giovanni Tria.


    Impact positif

    Sept autres pays qui étaient jusqu’ici inscrits seulement sur la liste dite « grise » - ceux des mauvais élèves ayant pris des engagements qui ne se sont pas concrétisés - sont désormais pour la première fois « blacklistés ».

    Il s’agit d’Aruba, du Belize, des Bermudes, des Fidji, du Vanuatu, de la Dominique et d’Oman. Par ailleurs, trente-quatre pays restent sur la liste grise et vont donc continuer à être surveillés étroitement par la Commission européenne.

    Parmi eux, la Suisse, qui n’a pas encore tenu ses promesses, mais a bénéficié d’un petit délai car elle organise un référendum au printemps sur un changement de législation.

    En revanche, s’insurge l’ONG Oxfam, cinq paradis fiscaux « notoires » ont été « blanchis » : le Panama, Hong Kong, l’île de Man, Jersey et Guernesey.

    Les eurodéputés Verts étaient plus positifs. « La liste noire européenne des paradis fiscaux commence à avoir un impact : plus de cinquante pays ont commencé à modifier certaines de leurs lois fiscales les plus dommageables et ont accepté de devenir plus transparents », a estimé la Française Eva Joly.

    « C’est un progrès mais il y a encore du travail pour tarir l’industrie de l’évasion fiscale », a-t-elle ajouté. Pour l’instant, les sanctions à l’encontre des pays blacklistés sont assez limitées : il est simplement prévu de geler les fonds européens qu’ils auraient pu recevoir.


    Au total 92 juridictions (Etats et territoires, ndlr) ont été passées au crible à l’aune de trois critères : la transparence fiscale (pratiquent-elles ou non l’échange d’informations ?), l’équité fiscale (appliquent-elles ou pas des mesures fiscales préférentielles dommageables ?) et troisièmement : mettent-elles en œuvre ou pas les mesures de l’OCDE contre l’optimisation fiscale agressive ?

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