Pacifique
  • AFP et Radio1 Tahiti | Crée le 17.05.2019 à 04h25 | Mis à jour le 17.05.2019 à 04h25
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    Fidji. Les dirigeants du Forum des îles du Pacifique se sont réunis mercredi à Suva.Le secrétaire général des Nations unies,en tournée dans le Pacifique sud, a assisté aux débats et rappelé l’urgence de solutions face au défi climatique.

    «Les nations du Pacifique ont une autorité morale unique pour demander des solutions face aux défis lancés par le réchauffement climatique parce que ces îles sont parmi les plus menacées. » Mercredi, à l’occasion du Forum du Pacifique, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a rappelé que les Etats insulaires de la région étaient en première ligne.

    « Ici dans le Pacifique, l’élévation du niveau de la mer dans certains pays est quatre fois plus forte que la moyenne mondiale et constitue une menace existentielle pour certains Etats », a dit M. Guterres.


    L’expertise des Etats

    Il a aussi relevé l’injustice qu’il y avait dans le fait que les îles du Pacifique soient parmi les plus touchées par le réchauffement climatique alors que leur part dans les émissions de gaz à effet de serre est minime et qu’elles se sont mobilisées très tôt pour les réduire.

    « Votre expérience souligne l’urgence de la menace, a poursuivi le secrétaire général des Nations unies. Il est temps que le monde écoute. »

    Arrivé dimanche en Nouvelle-Zélande, Antonio Guterres avait prévenu que la planète ne se donnait pas les moyens d’atteindre les objectifs de limitation de la hausse des températures fixés par l’accord de Paris, il y a trois ans lors de la COP21.

    La tournée qu’effectue le patron de l’ONU avant le sommet sur le climat prévu pour septembre à New York le conduira aussi aux Tuvalu et au Vanuatu, menacés par la montée des eaux consécutive au changement climatique.

    Les membres du Forum des îles du Pacifique ont salué cette visite destinée à « voir la réalité quotidienne du changement climatique ».


    Changements

    de grande ampleur

    Ils ont en même temps adressé un message fort en vue du sommet de New York en faisant état d’une « catastrophe mondiale sans précédent pour notre planète bleue ».

    « Les platitudes et les engagements réitérés ne peuvent être la substance de nos délibérations, ont-ils dit dans un communiqué. Nous avons besoin de changements de grande ampleur et de dirigeants courageux pour les porter. »

    Une rencontre bilatérale a également eu lieu mercredi entre le secrétaire général de l’ONU, Edouard Fritch, président de la Polynésie française, et Heremoana Maamaatuaiahutapu, ministre polynésien de l’Environnement. Ils ont notamment évoqué le développement touristique durable de la Polynésie.

    M. Fritch a rappelé diverses mesures prises au fenua pour prendre en compte les questions environnementales. Cela passe par des dispositifs incitatifs pour l’installation de panneaux solaires, la mise en circulation de véhicules hybrides et électriques, ou encore le recours à des technologies innovantes, comme la climatisation par l’eau de mer des profondeurs.

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