Politique
  • LNC | Crée le 20.08.2003 à 21h00 | Mis à jour le 23.07.2016 à 15h41
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    Pour se développer, la commune mise sur son foncier (90 000 hectares à moins d'une heure de Nouméa). Première étape : la mise en place de l'ISD qui devrait générer une dizaine d'emplois directs.

    Les Nouvelles calédoniennes : En matière d'équipements primaires, quelle est la situation de votre commune ?Alain Lazare : J'ai axé en priorité mon premier mandat sur l'amélioration, le renforcement et l'accroissement des infrastructures primaires : adduction d'eau potable, électrification, réseau routier... afin d'apporter davantage de confort dans la vie au quotidien des populations. Cela est très largement reconnu et apprécié. 95% du territoire communal est desservi par ces réseaux. Ce qui constitue un taux de couverture enviable.Il reste encore à faire, c'est certain, mais l'essentiel a été réalisé. On peut estimer à plus d'un milliard le montant des investissements financés ces dernières années dans ce domaine, grâce notamment aux aides conséquentes de la Province sud, de la Nouvelle-Calédonie et de l'Etat.Pour un budget comme celui de Boulouparis, c'est considérable.LNC : En Brousse, Boulouparis se distingue très nettement des autres villages par le soin apporté à son embellissement. Le cadre de vie de vos concitoyens semble être pour vous une préoccupation importante.A.L. : Après la mise en place d'infrastructures de qualité, c'est devenu effectivement ma préoccupation permanente. Pour faire en sorte que mes concitoyens se sentent bien à Boulouparis et qu'ils aspirent à y rester.Pour cela il importait, et il importe encore, qu'ils bénéficient d'un environnement propice à un véritable épanouissement.Dans ce domaine, j'insiste beaucoup sur la propreté, l'esthétisme, notamment architectural, les espaces verts, la signalétique...Tout n'est pas fini, d'autres projets sont à l'étude vers d'autres secteurs de la commune, mais je crois que le pari est réussi. En tout cas les retours sont positifs.Les Boulouparisiens s'approprient désormais l'image très favorable que véhicule leur commune auprès des visiteurs. Le but était bien de les rendre fiers de leur appartenance à cette collectivité.Mon autre préoccupation c'est la communication et l'animation. Les choses avancent également de ce côté-là, mais les moyens sont limités, il faut donc faire preuve d'imagination.Comme vous pouvez le constater, j'attache une très grande importance au cadre de vie de mes concitoyens et j'ai bien l'intention de le préserver voire de l'améliorer.LNC : En matière économique, quels sont les atouts de Boulouparis ?A.L. : Les atouts de Boulouparis en matière économique sont nombreux et divers.Tout d'abord on peut citer sa proximité avec Nouméa et avec l'aéroport de La Tontouta. Que représentent en effet aujourd'hui 75 km de parcours routier ? D'autant plus qu'à terme le doublement des voies est envisagé sur les trois quarts de ce parcours.Boulouparis demeure encore une commune de « Brousse ». Cette ruralité lui fait disposer d'un foncier exploitable important à un prix sans commune mesure avec celui des communes du Grand Nouméa.Ses grandes surfaces planes, son attrayante façade sur la mer (baie de St-Vincent), ses ressources en eau (Tontouta, Ouenghi, Ouaménie) la prédisposent à offrir un large potentiel d'activités économiques.LNC : Quelle dynamique économique comptez-vous insuffler à votre commune pour l'avenir ?A.L. : J'ai bien compris que l'avenir de nos populations, des jeunes en particulier, et ma volonté de les fixer, nécessitaient d'insuffler une vraie politique de développement.Quoi de plus naturel donc que de chercher à attirer les investisseurs. C'est ce que je fais depuis longtemps et, plus récemment, en donnant mon aval, appuyé unanimement en cela par mon conseil municipal, à l'installation de Stockage des Déchets (ISD) à Boulouparis.Nous avons prouvé à Boulouparis que nous étions capables de faire du développement économique sans risque pour l'environnement (la mine de Tomo en est un exemple et il y en a d'autres) en permettant à de nombreuses familles de vivre de ces activités. Il faut se garder de cet égoïsme qui consiste, pour ceux qui bénéficient de situations établies, à vouloir priver de l'accès à l'emploi ceux qui n'en ont pas, par une opposition injustifiée aux projets de développement.Encore une fois, les Calédoniens, et j'en fais partie, sont sensibles à la protection de leur environnement. Personne ne détient de monopole en la matière. Les projets de Boulouparis ont été et seront toujours traités dans l'optique clairement définie et affichée : un développement économique sans conséquence pour la qualité de vie des populations. J'en prends l'engagement et j'invite ceux qui le souhaitent à me rencontrer pour en parler.LNC : Votre carrière de sportif de haut niveau fait de vous un exemple pour les jeunes. Qu'ambitionnez-vous pour la jeunesse de Boulouparis ?A.L. : J'ambitionne pour tous les jeunes de ma commune un avenir radieux et à long terme dans un environnement serein et préservé.A nous de leur donner les moyens de vivre heureux et de s'épanouir à Boulouparis par la recherche à leur profit d'emplois stables et rémunérateurs.A eux de s'attacher pour cela à poursuivre une bonne scolarité et à parfaire ensuite leur parcours par une vraie formation.La volonté, la détermination, la persévérance et le goût de l'effort sont la clé de la réussite.Provinciales 2004 Trois questions clésQu'attendez-vous du scrutin des provinciales de 2004 ?Une confirmation voire un renforcement de la majorité actuelle avec le Rassemblement. De manière à pouvoir poursuivre la mise en œuvre de la politique généreuse de développement économique et social au profit de tous, tout spécialement en faveur de ceux qui en ont le plus besoin, initiée par nos élus avec Jacques Lafleur à leur tête. Cette politique a ramené la paix, la concorde et la prospérité en Nouvelle-Calédonie. Les Calédoniens doivent s'en souvenir et réfléchir à ce que serait notre avenir sans une majorité stable. A l'approche d'échéances futures déterminantes, on ne peut se permettre de jouer les apprentis sorciers. On sait ce que ça nous a coûté par le passé. Mais je ne doute pas de la sagesse et du discernement des Calédoniens.Selon vous, quelles doivent être les priorités de la prochaine mandature ?Un encadrement précis, réfléchi et harmonieux des grands projets économiques en phase de réalisation prochaine. Afin que localement chacun y trouve son compte par un partage de ces richesses qui sont le patrimoine commun de tous les Calédoniens.Mais aussi une plus grande équité sociale, en matière de revenus et de retraites, un accès pour tous aux avantages sociaux et une action soutenue en faveur des jeunes ( scolarité, formation ), afin de leur assurer l'avenir qu'ils méritent.Pour la première fois la parité va s'appliquer au sein des assemblées provinciales. Quel est votre sentiment sur cette nouvelle donne ?Je suis convaincu que c'est une excellente chose. Ce sera l'occasion de partager les qualités et les valeurs de nos concitoyennes qui nous proposeront une autre manière, certainement plus subtile, d'aborder la gestion des affaires publiques. Ce qu'elles font déjà lorsqu'elles siègent dans les institutions. Il est vivement souhaitable que ce ne soit pas une parité de façade et qu'elles conservent réellement leurs sièges après qu'elles ont été élues.Le point à mi-mandatVotre promesse la mieux tenue ?Compte tenu de ma longue expérience de la gestion communale, je me garde bien de faire la moindre promesse. Lors de la campagne, j'ai par contre indiqué à mes concitoyens mes ambitions pour la commune. Après un peu plus de deux ans dans mon second mandat, je peux dire que mes engagements à ce stade ont été tenus, voire dépassés. Malgré un budget communal modeste, le niveau des investissements à Boulouparis est supérieur à la moyenne générale des autres communes.On peut remercier pour cela toutes les collectivités qui nous aident et en particulier la Province sud grâce à son « élan pour la Brousse ».L'action qui vous pose des difficultés de réalisation ?Il n'y a pas véritablement d'action qui me pose de difficulté. Il existe néanmoins une situation pas toujours facile à gérer et qui est plus particulièrement marquée à Boulouparis. La commune compte environ 2 000 habitants mais double sa population chaque week-end du fait du nombre important de résidences secondaires. Certains réseaux de distribution, l'eau notamment, sont conçus pour 2 000 habitants ou un peu plus et non pas pour 4 000. Ce qui pose parfois un problème de saturation de ces réseaux en fin de semaine lorsque l'afflux de population s'opère.La solution ? Elle est financière et n'est pas facile à mettre en place car les principales dotations du budget communal sont établies à partir des chiffres de la population qui réside à titre principal et non secondaire.Une recherche de fonds supplémentaires pour un renforcement des réseaux en question est donc indispensable. Je m'y emploie, mais la tâche est ardue.La réalisation qui vous tient le plus à cœur d'entreprendre avant 2005 ?Au risque de me répéter, je souhaite réussir le décollage économique de ma commune en créant de la richesse, génératrice d'emplois pour les gens qui n'en ont pas et qui aspirent, comme tout un chacun, à élever dignement leur famille. Je pense plus particulièrement aux foyers les plus modestes des villages et des tribus.

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