Politique
  • LNC | Crée le 29.08.2003 à 21h00 | Mis à jour le 23.07.2016 à 15h42
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    Saint-Louis, conflit Montagnat, élections provinciales... Pierre Frogier a tenu à s'exprimer, hier, sur les dossiers qui ont marqué l'actualité de ces dernières semaines. Il appelle les Calédoniens à la vigilance.

    Les Nouvelles calédoniennes : Le début de semaine a été marqué par un regain de violence à Saint-Louis. Comment réagissez-vous à cette situation?Pierre Frogier : Depuis plusieurs mois, on ressent bien que la Calédonie est face à un regain de violence, une sorte d'escalade. Et Saint-Louis s'inscrit dans cette perspective. Il faut que les Calédoniens se souviennent des images qu'ils ont vues pendant la visite du président de la République (*). Des images qui avaient pourtant disparu depuis longtemps. Cette attitude a été voulue par des responsables politiques, qui, par la violence de leurs propos, organisent et facilitent cette escalade. Je veux que chacun soit bien conscient que certains groupes n'ont pas remisé leur souhait de mettre le feu à la Calédonie. L'Accord de Nouméa est pourtant quelque chose de fragile. Heureusement qu'un grand nombre d'hommes politiques travaillent pour le faire progresser mais aussi le préserver de ceux qui n'attendent qu'une chose : sa disparition. Ils ne mesurent pas les conséquences de la violence de leurs propos. La Calédonie ne peut pas vivre avec des gens comme ça!LNC : Pensez-vous que les réponses apportées pour maîtriser cette violence sont suffisantes?P.F.: D'une manière générale, l'Etat fait son travail. Je souhaite simplement que la justice soit un peu plus déterminée. Je suis quand même étonné d'apprendre que les quatre individus qui ont été placés lundi en garde à vue sont aujourd'hui dans la nature. Je ne juge pas cette décision mais je pense que la population a du mal à la comprendre.LNC : L'actualité sociale est dominée par le conflit entre la société minière Montagnat et l'USTKE. Quelle est votre position sur ce dossier et comment sortir de l'impasse?P.F.: L'entreprise Montagnat et l'USTKE n'ont pas demandé au Gouvernement ou à la Province sud d'apporter leur contribution dans ce conflit. Une réunion est en train de se dérouler (lire par ailleurs) et le haut-commissaire m'a demandé d'y dépêcher un fonctionnaire du service des mines. Ce que nous avons fait. J'espère qu'une solution pourra être trouvée. En tout cas, tous ceux qui peuvent participer à la résolution de ce dossier doivent le faire. LNC : L'Alliance est entrée mercredi dans la course aux provinciales et a présenté les grandes lignes de son programme. Au titre du Rassemblement, qu'en pensez-vous?P.F.: L'annonce de la candidature de l'Alliance n'est pas un scoop. Et les propos de Didier Leroux ne m'ont pas beaucoup surpris. A nouveau, il prône la morale en politique. Je dois lui répondre que personne chez nous se sent concerné par ces accusations. Je constate simplement qu'il va encore y avoir une campagne de dénigrement contre nous. Mais lorsqu'on réclame de la transparence, il faut aussi l'appliquer à soi-même. Il faut quand même savoir que Didier Leroux a tenu le congrès de son mouvement dans un lieu secret. Quelle transparence ! De toute façon, lors de cette conférence de presse, mais aussi lors du débat télévisé avec Jacques Lafleur, Didier Leroux n'a pas donné la preuve de ses compétences pour diriger un jour ce pays !LNC : Quel sera le message du Rassemblement pour cette campagne?P.F. : Jacques Lafleur a annoncé il y a quelques jours qu'il réunirait un grand congrès public, et le Rassemblement, sous l'autorité de son président, décidera, ce jour-là, de sa ligne de conduite pour les prochaines élections provinciales.(*) Le député fait référence à la manifestation organisée par l'Union calédonienne près de l'hôtel de la Province nord.

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