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  • LNC | Crée le 12.03.2003 à 21h00 | Mis à jour le 23.07.2016 à 15h37
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    La rencontre prévue hier entre Pierre Alla, le P-DG de Goro Nickel, et une délégation de l'USTKE a permis une légère avancée dans les discussions. Les responsables syndicaux ont reçu l'assurance qu'un émissaire de la société Bechtel devrait se déplacer, sous peu, en Nouvelle-Calédonie.

    « Toutes les parties sont d'accord pour trouver une solution au conflit, a déclaré le PDG de Goro Nickel, rappelant toutefois que celui-ci porte sur le passé ( NDRL : Goro Nickel a repris l'autorité du chantier début mars). Il appartient à Bechtel et à BTH de faire preuve de responsabilité vis-à-vis de leurs engagements. »Lors de cette entrevue, la délégation de l'USTKE a reçu l'assurance qu'un émissaire de la société Bechtel, à Brisbane, devait se rendre sous peu en Nouvelle-Calédonie afin de parvenir à une issue satisfaisante du conflit. Seule la date reste à confirmer. En attendant, l'USTKE maintient son barrage filtrant à l'entrée du site, empêchant les personnels de BTH et les sous-traitants de ce consortium d'ingénierie de pénétrer sur les lieux. « Nous restons ouverts aux discussions, affirme le secrétaire général de la section mine et métallurgie. Nous lèverons le barrage dès lors que nous aurons la confirmation de la venue d'un émissaire de la société Bechtel en Nouvelle-Calédonie ainsi que la date de son arrivée. » Une assemblée générale était prévue hier en début de soirée sur le site du chantier.La Direction du travail alertéePour mémoire, plusieurs syndicats négocient avec les différents employeurs des conditions de licenciement ou de rupture de contrat depuis le second arrêt de la construction de l'usine du sud, le 6 décembre dernier. Selon l'USTKE, les négociations menées avec BTH portaient sur une indemnisation équivalente à huit mois de salaire. Mais, c'était avant que le consortium d'ingénierie ne soit désengagé du chantier par Inco et que Goro-Nickel n'en reprenne l'autorité. Au final, les 185 salariés licenciés relevant du droit calédonien n'ont obtenu que deux mois de salaire en guise d'indemnité. Visiblement pas assez à leurs yeux.Alertée par l'USTKE, la Direction du travail a sollicité la société Bechtel par un courrier en date du 7 mars dans lequel elle exprimait sa volonté de voir se déplacer un membre de la direction sur le territoire. Départ discret pour le personnel de BTH C'est dans la plus grande discrétion qu'une quinzaine de salariés de BTH a quitté, hier matin, le sol de la Nouvelle-Calédonie, pour l'Australie. Un départ qui inquiète visiblement le collectif des intérimaires du chantier de Goro Nickel. « Nous avons l'impression d'être menés en bateau depuis la mi- décembre » se désolent les intérimaires. Dans un courrier adressé au président de la Province sud, le collectif dénonce « le départ précipité des employés de BTH pour l'Australie, qui laisse de fait le personnel administratif local travaillant toujours sur le site, sans aucune directive ni interlocuteur ». Les membres du collectif des intérimaires Adecco et Action Intérim souhaitent que « la société Bechtel tienne ses engagements et qu'ils soient reconnus comme des employés bénéficiant de tous les avantages dus aux salariés. »De son côté, l'agence d'intérim Adecco regrette de ne plus avoir d'interlocuteur sur place et affirme qu'elle assumera ses responsabilités vis-à-vis des intérimaires.

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