Société
  • LNC | Crée le 12.03.2003 à 21h00 | Mis à jour le 23.07.2016 à 15h37
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    Réuni hier sous la présidence de Bernard Paul, le Comité économique et social (CES) a donné un avis favorable à un projet de délibération visant à confirmer l'exclusivité de l'Ocef en matière d'importation de viande et d'abats.

    Mis à mal à plusieurs reprises par le tribunal administratif, le monopole de l'Ocef en ce qui concerne l'importation de viande devrait se voir mieux assis. Avant de le présenter devant le Congrès, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a, en effet, saisi pour avis le CES sur un projet de délibération allant en ce sens.Ce texte, approuvé par le CES par 28 voix pour et cinq abstentions, prévoit ainsi que, dans le cadre de sa mission de service public, l'Ocef sera seul habilité à importer des viandes, dans la mesure où ces importations sont conformes au programme annuel des importations arrêté par le gouvernement. En clair, l'Ocef ne pourra importer qu'en vue de satisfaire les besoins en viande de la population et ce, après écoulement de la production locale et dans le respect des restrictions définies par le gouvernement.Sous contrôle de l'ErpaLe projet de délibération prévoit en outre, et c'est nouveau, qu'avant toute importation, l'Ocef devra obtenir un avis favorable de la part de l'Etablissement de régulation des prix agricoles (Erpa), établissement bien au fait de l'incidence que peuvent avoir les importations sur les marchés.Dans l'esprit du gouvernement, l'instauration d'une telle collaboration entre les deux établissements publics devrait permettre d'établir que la régulation du marché des importations échappe à toute logique commerciale. Ce qui devrait préserver l'Ocef de possibles critiques pour son intervention sur un secteur non ouvert à la concurrence.Intervention élargieAprès étude du texte par ses commissions, le CES a admis que le confortement juridique de l'exclusivité d'importation accordée à l'Ocef allait dans le sens de la stabilité du marché. Mais qu'il était toutefois nécessaire de limiter l'importation au strict nécessaire afin d'écouler en priorité la viande locale.Considérant par ailleurs le rôle social et de rééquilibrage que joue l'Ocef en achetant du bétail sur l'ensemble du territoire, les conseillers se sont également montrés favorables à une réactualisation du périmètre d'intervention de l'office. Allant jusqu'à le voir concerner l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie et non plus les seules communes de Nouméa, Mont-Dore et Dumbéa. Mesure qui pourrait s'accompagner de la réalisation d'un abattoir en Province nord.Enfin, comme l'Ocef est un établissement public, le CES recommande d'éviter d'utiliser le terme « monopole », et de lui préférer l'expression « d'exclusivité maîtrisée ».

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