Société
  • LNC | Crée le 12.03.2003 à 21h00 | Mis à jour le 23.07.2016 à 15h37
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    Hors formation continue, le taux de réussite des étudiants de première année est problématique : 67 % ont échoué à leur passage en 2e année de Deug en 2002.

    Le tutorat et l'aide à la réussite devraient aider les étudiants débutants à contourner les obstacles. Ce sont là deux axes prioritaires de l'université de Nouvelle-calédonie qui bénéficie, sur le contrat 2000-2003, d'une ligne budgétaire de 18 millions. Les cours de soutien s'effectuent sur la base du volontariat. Certains ont déjà commencé, à Nouville comme à Magenta. Les enseignants « maîtres de stage » ont préparé, vendredi dernier, le soutien pédagogique des étudiants avec les tuteurs. Ils sont une trentaine. Ce sont des étudiants en licence, maîtrise ou doctorat, aussi bien que des vacataires. S'ils ne sont pas des philanthropes (ils sont indemnisés 1 800 F de l'heure), ces jeunes gens et jeunes filles reconnaissent qu'eux aussi ont passé des caps difficiles, et sont animés par un souci altruiste.Questions à...Hamid Amir, responsable du dispositif : « 40 à 50 % des étudiants de première année ont besoin d'un soutien »Maître de conférences en biologie, Hamid Amir est l'un des deux responsables chargés du tutorat à l'université, avec Edouard Hnawia, maître de conférences en chimie.Les Nouvelles calédoniennes : Sur quoi vont porter les efforts cette année ?Hamid Amir : Deux aspects sont à considérer. Le premier consiste à remettre à niveau des étudiants issus de bacs professionnels, qui manquent de bases dans des matières essentielles. Le deuxième aspect est d'offrir un soutien aux étudiants, par groupe de dix au maximum. Les tuteurs ne refont pas les cours. Ils aident les étudiants à être plus efficaces, en leur enseignant de bonnes méthodes et, si besoin, ils revoient avec eux des notions qui leur paraissent floues.LNC : Quelle importance accordez-vous à ce dispositif ?H. A. : L'important est la relation triangulaire entre le tuteur, l'étudiant et l'enseignant. Par le passé, cette relation n'était pas assez fonctionnelle. Les uns et les autres sont en étroite liaison. Ce sont des relations privilégiées qui existent entre eux.LNC : A qui s'adresse le tutorat ?H. A. : Des tests ont été effectués en début d'année dans chaque matière principale. 40 à 50 % des étudiants de première année, de tous les départements, nécessitent un soutien. Mais ce sont ceux qui en ont le plus besoin qui sont les plus difficiles à motiver. Des règles ont été établies : un contrat moral d'une part, et une aide à la réussite d'autre part. C'est-à-dire qu'on peut les aider à réussir certaines unités d'enseignement, s'ils sont proches de la moyenne, à condition qu'ils aient été assidus au tutorat.LNC : Comment le tutorat est-il organisé ?H. A. : Il a été fixé un rendez-vous par semaine et par matière. La difficulté est de caser des heures dans l'emploi du temps, car il y a de plus en plus d'étudiants. Des cours ont dû être ajoutés le vendredi après-midi, habituellement réservé aux activités sportives. Certains cours de soutien ont lieu entre 17h30 et 18h30, ou le mercredi en fin de matinée, voire le vendredi dans une tranche inoccupée.

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