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  • Anthony Fillet / anthony.fillet@lnc.nc | Crée le 20.06.2019 à 07h12 | Mis à jour le 20.06.2019 à 07h12
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    Sébastien Vahaamahina et son casque progressent ici face aux Anglais. Photos AFP
    RUGBY. L’ancien enfant de La Tamoa, passé par le RC Mont-Dore avant de filer à Brive et à Perpignan, puis de rejoindre Clermont en 2014, est l’autre Calédonien appelé avec le XV de France. Ce serait sa première Coupe du monde.

    Avec ses 40 sélections depuis 2012, Sébastien Vahaamahina est l’un des cadres de l’équipe nationale. L’un des plus imposants (2,03 m) et des plus puissants (125 kg) aussi, mais pas forcément l’un des plus expérimentés. S’il a joué plusieurs Tournois des Six Nations, sans faire mieux qu’une 3e place en 2017, il n’a pas été convié à la dernière Coupe du monde, en 2015 en Angleterre et au pays de Galles. « Ça m’a fait mal de ne pas être pris », confiait-il dans nos colonnes fin 2018, même s’il « savait » qu’il ne faisait pas « vraiment partie des plans » du manager de l’époque, Philippe Saint-André.

    Quasiment quatre ans plus tard, un nouveau sélectionneur, Guy Novès, lui a redonné sa chance, avant que son successeur, Jacques Brunel, ne confirme cette confiance. A tel point que début février, face aux Gallois (19-24), le Clermontois d’adoption a hérité, en cours de match et sans le savoir, du capitanat... Il l’apprendra seulement après la rencontre !

    Premier titre européen

    Un match sérieux, comme souvent, malheureusement terni sur la fin par une passe sautée hasardeuse qui précipita la défaite des siens. Le reste de son Tournoi des Six Nations ne fut pas rose, à l’image de ces Bleus qui broient du noir... Ses trois derniers mois furent ensuite solides, avec deux finales disputées : une victoire en Challenge européen (2e niveau continental) face à La Rochelle (36-16), suivie d’un échec en Top 14 contre Toulouse (18-24).

    Précieux en conquête et dans les rucks, important défensivement quoique parfois un peu indiscipliné, « Vahaa » reste l’un des meilleurs 2e ligne français, si ce n’est le meilleur. Ne pas le voir titulaire à la Coupe du monde serait une mauvaise surprise. A l’inverse, la bonne serait que lui et son équipe soient toujours en Asie le 21octobre,jourdeson28e anniversaire. Les demi-finales de la compétition sont prévues cinq jours plus tard.


    Des poids lourds en moins, des jeunes et rapides en plus

    Les absents : Bastareaud, Parra, Vatakawa...

    Mathieu Bastareaud (ci-dessus) (30 ans, 54 sélections), puissant (1,83 m, 111 kg) centre de Toulon, promu capitaine intérimaire des Bleus l’an passé en l’absence de Guilhem Guirado, est sacrifié sur l’autel de la mobilité : le Toulousain Sofiane Guitoune (97 kg), 30 ans et plus rapide, lui est préféré... Le pilier rochelais Uini Atonio (29 ans, 32 sélections) n’est pas plus dans le groupe : originaire de Wallis et Futuna mais né à Angers et passé par le club de Tours, Emerick Setiano (Toulon), 22 ans, 30 kilos de moins qu’Atonio, prend sa place... Le demi de mêlée de Clermont, Morgan Parra (30 ans, 71 sélections), finaliste de la Coupe du monde en 2011, ne sera pas du voyage lui non plus : la déroute en Angleterre (44-8) mi-février, associée à des critiques implicites sur le travail de l’encadrement, formulées à chaud dans les couloirs de Twickenham, auraient eu raison de la patience de Jacques Brunel... Autre absent : l’ailier du Racing 92 Teddy Thomas (25 ans), 10 essais en 16 sélections avec les Bleus mais régulièrement blessé ces derniers mois. « On aurait peut-être pu le mettre dans les suppléants mais on a cherché à mettre un garçon qui nous couvre le poste d’arrière », a justifié Brunel, qui a choisi Vincent Rattez.

    Ntamack et Lopez associés ?

    Le sélectionneur a indiqué mardi soir souhaiter s’appuyer à l’ouverture, lors de la Coupe du monde au Japon, « a priori » sur Romain Ntamack (photo ci-contre) et Camille Lopez, et n’utiliser les polyvalents Thomas Ramos ou Antoine Dupont qu’en deuxième recours. Baptiste Serin est aussi une option de secours. « Ce sont des possibilités qu’il nous faudra juger en fonction de l’évolution sur la compétition mais, a priori, les deux désignés sont ceux sur lesquels on va s’appuyer », a commenté Jacques Brunel. Le coach est également revenu sur le cas de Ntamack, qui n’a joué que douze minutes lors des deux matchs de phase finale du Stade Toulousain. « Je ne peux rien à ça. Le seul qui joue régulièrement à l’ouverture, c’est Lopez, les autres jouent ponctuellement. On a pris (Anthony) Belleau (comme suppléant) qui n’est pas titulaire indiscutable, Ntamack pareil. Il y a beaucoup d’ouvreurs étrangers en France, comme des piliers droits. Donc les choix sont restreints, c’est un état de fait qu’on ne peut pas modifier. »

    Deux clubs majeurs

    Avec 7 joueurs chacun retenus dans le groupe, le champion de France Toulouse et le vice-champion Clermont paieront, sauf blessures, le tribut le plus lourd au XV de France pendant la Coupe du monde. Les clubs du Top 14, qui peuvent recruter des « jokers Coupe du monde » pour pallier l’absence de leurs internationaux, seront privés de ces derniers au minimum pendant les huit premières journées. La 9e journée est quant à elle programmée le week-end du 9 novembre, une semaine après la finale de la Coupe du monde. AFP

     

    Repères

    Le groupe

    Avants (17) : Poirot (Bordeaux-Bègles), Priso (La Rochelle), Guirado (Toulon/capitaine), Chat (Racing 92), Peato Mauvaka (Toulouse), Setiano (Toulon), Slimani (Clermont), Bamba (Brive/Pro D2), Sébastien Vahaamahina (Clermont), Lambey (Lyon), Le Roux (Racing 92), Gabrillagues (Stade Français), Iturria (Clermont), Camara (Montpellier), Lauret (Racing 92), Alldritt (La Rochelle), Picamoles (Montpellier).

    Arrières (14) : Dupont (Toulouse), Serin (Bordeaux- Bègles), Machenaud (Racing 92), Ntamack (Toulouse), Lopez (Clermont), Fofana (Clermont), Fickou (Stade Français), Doumayrou (La Rochelle), Guitoune (Toulouse), Huget (Toulouse), Penaud (Clermont), Raka (Clermont), Ramos (Toulouse), Médard (Toulouse).

    Réservistes (6) : Falgoux (Clermont), Ollivon (Toulon), Cros (Toulouse), Willemse (Montpellier), Belleau (Toulon), Rattez (La Rochelle).

    Le programme

    25 juin - 17 juillet : stage à Marcoussis (Essonne) avec un groupe progressivement au complet (les Calédoniens Mauvaka et Vahaamahina arriveront vers le 7 juillet).

    18-26 juillet : stage au cap d’Ail (Alpes-Maritimes). 1-9 août : stage à Valence (Espagne).

    14-22 août : stage à Nice.

    18 août (6 h 05) : France - Écosse, à Nice.

    25 août (00 h 10) : Écosse - France, à Édimbourg.

    26-31 août : stage à Marcoussis.

    31 août (6 h 10) : France - Italie, au Stade de France.

    2 septembre : liste finale.

    4-6 septembre : stage à Marcoussis.

    7 septembre : départ vers le Japon.

    21 septembre (18 h 15) : France - Argentine (CM, début du groupe C).

    2 octobre (18 h 45) : France - Etats-Unis (CM).

    6 octobre (18 h 45) : France - Tonga (CM).

    12 octobre (19 h 15) : Angleterre - France (CM).

    19-20 octobre : quart de finale de la Coupe du monde ?

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