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  • AFP | Crée le 14.05.2019 à 05h35 | Mis à jour le 14.05.2019 à 05h35
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    Marseille (en blanc) a sombré 3-0 face à Lyon au Vélodrome. Photo AFP
    Football. Marseille ne disputera aucune coupe d’Europe la saison prochaine. Un camouflet pour le « Champion Project » rebaptisé « Faillite project » par les supporters.

    La raclée subie hier contre le grand ennemi lyonnais (3-0), treizième défaite en Ligue 1, laisse l’OM à 11 points de son bourreau (3e), et à 7 de Saint-Étienne, 4e et dernier qualifié pour la Ligue Europa.

    Et dire qu’il y a un an l’OM disputait la finale de la C3, justement à Lyon, contre l’Atlético Madrid (défaite 3-0)…

    L’OM est sèchement freiné, après une progression régulière depuis l’arrivée de l’Américain Frank McCourt : 5e en 2017, 4e en 2018.

    Parfois flamboyant en 2017-2018, le géant phocéen a aussi manqué sa saison de coupes, éliminé de toutes dès le premier tour.

    Rétrospectivement, l’élimination par Strasbourg en Coupe de la Ligue est la moins douloureuse : aux tirs au but (1-1, 4-2 t.a.b.) contre le vainqueur final.

    Mais en C3, le finaliste n’a pris qu’un point sur 18 dans un groupe abordable, dominé par l’Eintracht Francfort, futur demi-finaliste, la Lazio Rome et même le modeste Apollon Limassol.

    C’est en Coupe de France que l’OM a touché le fond, battu 2-0 en 32e de finale par un club amateur (D4), Andrézieux…

    Les conséquences sont lourdes, financièrement, et les responsabilités multiples.

    « Pas les mêmes attitudes »

    Rudi Garcia, qui risque de ne pas aller au bout de son contrat, jusqu’en 2021, n’a jamais trouvé de formule durable, testant de nombreux modules toute la saison. L’an dernier, il s’était appuyé sur une base, un 4-2-3-1 solide, quelques fois en 3-5-2.

    L’OM n’a jamais retrouvé sa grinta de l’an dernier. « Cette saison, on était sur courant alternatif, admet le coach. Au moment du bilan, on dira qu’avec quasiment le même groupe, on n’a pas eu les mêmes attitudes. » Mais les blessures et surtout les méformes des « patrons » ne l’ont pas aidé. Florian Thauvin a été bon jusqu’en décembre puis a nettement décliné. Dimitri Payet est parti sur les chapeaux de roues les deux premiers mois, puis a disparu, au point de perdre sa place dans l’équipe, lui, le capitaine.

    Luiz Gustavo, trop souvent aligné en défense centrale, a aussi plongé après Noël, tiraillé par des envies de départ lucratif en Chine et lassé de dépanner en charnière centrale. La saison précédente, le milieu brésilien avait donné de meilleurs résultats quand il avait joué en défense.

    Le gardien Steve Mandanda semble courir après son lustre passé, il n’a quasiment pas été décisif, très loin du « Fenomeno » qu’il a été par le passé. Enfin, Adil Rami, charismatique leader de la défense en 2017-18, a complètement raté sa saison, commettant de grosses bourdes lors des seuls matches joués en 2019, contre Angers (2-2) et Strasbourg (1-1).

    Face au constat d’échec, il va y avoir du changement, dans l’équipe comme dans l’organigramme.

    Le président va rester en place : Frank McCourt maintient sa confiance à Jacques-Henri Eyraud, selon une source proche du propriétaire du club.

    « JHE » a annoncé « des changements importants ». Un des deux autres membres du triumvirat pourrait sauter, le directeur sportif, Andoni Zubizarreta, ou plus sûrement l’entraîneur.

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