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  • Pierre Guillot | Crée le 03.12.2018 à 04h25 | Mis à jour le 03.12.2018 à 09h50
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    La Nouvelle-Zélande est devenue samedi après-midi au stade Numa-Daly, championne d'Océanie 2018. Son sixième sacre continental. Photos OFC/Phototek
    FOOTBALL. Veni, vidi, vici. Elles sont venues, elles ont vu, elles ont vaincu. Elles, ce sont les Néo-Zélandaises qui ont remporté samedi après-midi la Coupe d’Océanie des Nations en dominant les Fidjiennes (8-0).

    Cette rencontre, à sens unique, a été à l’image de celle de groupe qui avait opposé les deux mêmes équipes une semaine plus tôt et qui s’était achevée sur un score encore plus large de 11-0. Mais à l’occasion de ce match de classement, les Fidjiennes avaient présenté une équipe bis, leur qualification pour les demi-finales étant déjà assurée.

    Mais cette fois encore, rien n’y a fait puisqu’après un peu plus d’une minute de jeu Rosie White trouve déjà l’ouverture (1-0, 2e). Après le penalty du 2-0 (6e) de Sarah Gregorius, on se demande à quelle sauce les Fidjiennes vont de nouveau être mangées.

    Cause entendue

    Mais subitement, les débats baissent d’intensité, les Football Ferns, en mal d’inspiration, ne parvenant pas à trouver la solution pour contourner le bloc défensif fidjien bien regroupé et compact. Il a fallu une inspiration de Betsy Hassett dont le tir en cloche surprend la gardienne Adi Tuwai pour porter le score à 3-0 (38e). Dans le temps additionnel, Meikayla Moore marque sur corner (4-0, 45e+2) et permet aux Kiwies de compter une confortable avance à la pause.

    La cause est d’autant plus entendue que Fidji avait perdu, entre-temps, Cema Nasau exclue à cause d’un deuxième carton jaune (41e).

    La seconde période est de la même veine avec une domination constante des Kiwies qui concluent à quatre nouvelles reprises par Hassett (5-0, 55e), Moore (6-0, 74e), Gregorius (7-0, 75e) et enfin White. Après avoir inauguré le tableau d’affichage cette dernière s’est chargée de le fermer (8-0, 90e). « Je suis très heureux et satisfait de la façon dont mes joueuses ont fait le travail tout au long du tournoi », commente sobrement Tom Serrmanni, l’entraîneur ravi des Kiwies.

    Les Cagoues s'inclinent (encore) face à la Papouasie-Nouvelle-Guinée

     

    Dominées 7-1 par les Papoues dans la petite finale, les Cagoues (en gris et rouge) ratent le podium.

     

    Dominées 6-2 à Koné en qualification par les Papoues, les Calédoniennes espéraient bien prendre leur revanche lors du match de classement pour la troisième place. Mais il y avait (trop) loin de la coupe aux lèvres. Handicapée par l’absence de plusieurs titulaires, blessées ou indisponibles, notre jeune sélection a été une proie facile pour une sélection papoue terriblement efficace et réaliste.

    Fébrilité défensive

    Certes, les Cagoues n’ont pris qu’un but lors de la première demi-heure de jeu, un but survenu d’ailleurs très tôt (1-0, 5e) des pieds de Meagen Gunemba. Les charges de l’attaquante papoue ont souvent semé la panique dans une défense trop attentiste et maladroite qui, à force de plier, finit par craquer à deux autres reprises avant la pause. Gunemba doublait la mise sur une action personnelle (2-0, 36e), montrant la voie à suivre à sa camarade Yvonne Gabong (3-0, 41e). Preuve de la fébrilité des Cagoues, cette faute puérile de Dolorès Bodeouarou qui, stressée par l’enjeu, a oublié qu’il est interdit aux gardiennes de prendre le ballon de la main sur une passe en retrait. Mal tiré par les Papoues, le coup franc indirect ne portait cependant pas à conséquence. Au retour des vestiaires les Calédoniennes encaissaient 4 autres buts dont 2 signés Gunemba couronnée meilleure buteuse à égalité avec la Kiwie Sarah Gregorius.

    L’unique but calédonien est l’œuvre de Jackie Pahoa seulement une minute après son apparition sur le terrain (5-1, 60e). En faisant un premier bilan de son équipe, le sélectionneur Kamali Fitialeata se montre critique. « Finalement nous sommes à notre place. Mais il faut voir au-delà des résultats car le mal est très profond. Si on veut redevenir compétitif, il faut mettre en place un véritable championnat féminin bien mieux structuré et plus relevé pour essayer d’avoir du rythme et permettre aux filles de s’émanciper et de se montrer », estime le coach.

    Repères

    Les chiffres

    0. Le nombre de but encaissé par la défense néo-zélandaise en 5 sorties, 3 en phase de groupe, 1 demi-finale et 1 finale. Soit en 450 minutes de jeu et même un peu plus en comptant les temps additionnels. L’attaque kiwie, elle, a flambé avec 43 buts marqués.

    2. En dominant le tournoi, la sélection de Nouvelle-Zélande a réussi le doublé. Elle s'est non seulement qualifiée pour la Coupe du monde de la FIFA, France 2019 qui se déroulera du 7 juin au 7 juillet avec 24 équipes, mais a aussi arraché son billet pour le tournoi des JO de Tokyo 2020.

    6. Le nombre de Coupe d'Océanie féminine des Nations remportées par la Nouvelle-Zélande, dont la toute première était déjà organisée en Nouvelle-Calédonie, pour avoir battu en finale l'Australie 3-2 après prolongation. Après voir encore triomphé 3-1 de l'Australie en 1998, les Kiwies se sont imposées lors des 4 dernières éditions.

     

    Les récompenses

    ♦ Meilleure joueuse : Betty Hassett (NZL)

    ♦ Meilleure gardienne : Adi Tuwai (FIJ)

    ♦ Meilleures buteuses : Meagen Gunemba (PNG) et Sarah Gregorius (NZL) avec 8 réalisations chacune.

    Prix du fair-play : Nouvelle-Zélande

     

    Historique

    En battant le Canada 2 à 1 dans le match de classement pour la 3e place, l'équipe féminine U17 de la Nouvelle-Zélande a donné à son pays la première médaille d'une Coupe du monde defootball. Le tournoi s'est achevé le samedi 1er décembre en Uruguay par le sacre de l'ESpagne également vainqueur 2-1 du Mexique en finale. La relève est assurée pour les Kiwies.

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