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  • | Crée le 17.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 17.04.2019 à 04h25
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    Football. La ville anglaise s’est figée dans le silence hier pour marquer le 30e anniversaire du drame de Hillsborough, qui avait coûté la vie à 96 supporteurs des « Reds ». Des gerbes de fleurs et des bougies ont été déposées sur les marches du St. George’s Hall, un bâtiment de la ville, en hommage aux victimes de cette tragédie, survenue à Sheffield (nord de l’Angleterre) à l’occasion de la demi-finale de la Coupe d’Angleterre de football opposant Liverpool à Nottingham Forest.

    Des fleurs et des photos des victimes ont également été déposées devant le mémorial du drame, à l’extérieur de Anfield, le stade des « Reds », tandis que la ville s’est plongée dans le silence à 15 h 06, heure à laquelle le match avait été arrêté. Le 15 avril 1989, alors que les supporters de Liverpool se pressaient devant les tourniquets, le coup d’envoi approchant, la sécurité avait fait ouvrir une porte conduisant à l’aile qui leur était réservée, pour alléger la pression. Mais les fans s’étaient rués sur une tribune déjà surpeuplée.


    Procès en cours

    Le mouvement de foule avait initialement entraîné la mort de 94 personnes, compressées contre les grilles aux abords du terrain. Deux autres étaient décédées par la suite. Ce drame, le pire ayant jamais frappé le sport britannique, avait poussé les autorités à changer radicalement les normes de sécurité dans les stades anglais.

    À la suite d’un long combat des familles pour obtenir justice, le parquet britannique avait annoncé en 2017 son intention d’engager des poursuites, et un procès s’est tenu ces derniers mois.

    Graham Mackrell, 69 ans, ancien officier de sécurité du club de Sheffield Wednesday, dont le stade accueillait le match, a été reconnu coupable de manquement aux règles de sécurité. Le jury n’est en revanche pas parvenu à un verdict quant à la culpabilité du principal accusé, l’ex-commissaire de police David Duckenfield. Il pourrait être rejugé.

    Deux autres anciens policiers, Donald Denton et Alan Foster, ainsi que l’avocat à la retraite Peter Metcalf qui avait représenté les autorités, seront jugés en septembre, accusés d’avoir voulu étouffer l’affaire et d’avoir entravé le cours de la justice.

    AFP

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