• © 2020 AFP | Crée le 31.05.2020 à 05h55 | Mis à jour le 31.05.2020 à 06h00
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    L'attaquant polonais du Bayern, Robert Lewandowski, auteur d'un doublé face à Düsseldorf, à Munich, le 30 mai 2020 Christof STACHE-POOL/AFP

    Dix points d'avance sur Dortmund! Le Bayern Munich, qui a balayé samedi le mal classé Düsseldorf 5-0, avec un nouveau doublé de Lewandowski et un super-Pavard, s'est encore rapproché d'un huitième titre de champion consécutif, même si le Borussia peut réduire l'écart dimanche contre la lanterne rouge Paderborn.

    A cinq journées de la fin, il faudrait désormais que le Rekordmeister et ses stars s'effondrent complètement pour que le trophée du champion leur échappe.

    Comme on pouvait s'y attendre, l'ogre de Bavière n'a fait qu'une bouchée du 16e, Düsseldorf, potentiel barragiste venu sans beaucoup d'illusions et peut-être déjà plus concentré sur ses prochains matches, cruciaux pour son maintien.

    Le coach bavarois Hansi Flick avait ménagé son défenseur central de 31 ans Jérôme Boateng, légèrement touché, et titularisé pour la première fois depuis la reprise mi-mai le champion du monde Lucas Hernandez, arrivé de l'Atletico Madrid pour 80 millions d'euros, mais laissé sur le banc depuis la reprise post-coronavirus mi-mai.

    A 3-0 à la pause, le coach a fait tourner et Hernandez a laissé à place à Michaël Cuisance (20 ans), le cinquième français du Bayern, qui a disputé pour la première fois une mi-temps entière avec l'équipe première.

    - Pavard encore buteur -

    Contre une équipe qui s'efforce de verrouiller derrière, la meilleure méthode est souvent de venir de l'arrière. C'est ce qu'a fait Benjamin Pavard dès le début du match.

    Sur le premier but, il reprend dans la surface un centre de Gnabry, mais le but a été attribué contre son camp au défenseur du Fortuna, Zanka, qui dévié la balle (1-0, 15e). Sur le deuxième but, le Français claque de la tête un corner venu de la droite pour doubler la mise (2-0, 29e). Il avait marqué de façon exactement similaire lors du match de reprise contre l'Union Berlin (2-0).

    Dans cette partie où le Bayern avait l'air d'être à l'entraînement, Robert Lewandowski a inscrit ses 28e et 29e buts en 29 journées de championnat (3-0, 43e, 4-0, 50e). Son record personnel de 30 est désormais tout proche, mais celui de 40 buts du légendaire Gerd Müller (1970-71) paraît hors de portée, sauf miracle.

    Alphonso Davies, le jeune talent canadien, a porté la marque à 5-0 (52e).

    Dimanche (18h00), Dortmund se déplace sur la pelouse du dernier Paderborn, pour essayer de reprendre son élan après la douloureuse défaite de mardi dans le Klassiker contre le Bayern (1-0). Mais même en cas de victoire, les Borussen resteront à sept points. Un gouffre.

    Leipzig pourra pour sa part remonter sur le podium s'il s'impose lundi (20h30) à Cologne.

    - Sans public, plus d'avantage à domicile -

    En bas de tableau, où la lutte finale s'annonce plus serrée qu'au sommet, le Werder Brême peut encore croire à un maintien miraculeux après sa victoire samedi 1-0 à Schalke.

    Bastion historique du football allemand, le Werder, qui a passé 56 saisons en D1 et une seule en D2 depuis la création du championnat professionnel en 1963, est en 17e et avant-dernière position, mais revient à deux points du barragiste potentiel Düsseldorf. Et Brême peut repasser devant mercredi à l'occasion de son match en retard contre Francfort.

    Cette première partie de la 29e journée a confirmé une tendance marquée depuis la reprise post-coronavirus mi-mai. A huis clos, l'avantage de jouer à domicile a pour l'instant disparu: en 33 matches disputés dans des stades vides, la Bundesliga n'a enregistré que... sept victoires à domicile, soit 21% des résultats (contre 45% sur l'ensemble des deux dernières saisons).

    "Je ne crois pas que ce soit un hasard, dit le coach de Leverkusen Peter Bosz, le public aide toujours l'équipe locale, et quand on joue à l'extérieur sans public, c'est évidemment plus facile". Depuis la reprise, le Bayer a gagné trois fois à l'extérieur, et perdu son seul match à domicile (1-4 contre Wolfsburg)!

    "Lorsque les fans ne sont pas là, le classique avantage à domicile n'existe plus", renchérit Julian Nagelsmann, l'entraîneur de Leipzig, habitué comme tous les acteurs du championnat d'Allemagne aux stades pleins et aux ambiance de feu.

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