• | Crée le 09.11.2018 à 15h20 | Mis à jour le 09.11.2018 à 15h44
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    À la suite d'une question du sénateur Jean-Pierre Sueur (groupe Socialiste et républicains) sur les transferts de compétence, ce jeudi 8 novembre au Sénat, le Premier ministre est revenu sur la consultation référendaire en soulignant que « le scrutin s'était déroulé dans des conditions d'organisation remarquables ». « Le résultat acquis dimanche soir n'est contesté par personne », a assuré Edouard Philippe.

    Après avoir notamment remercié le Comité des sages, qui a pu veiller à ce que « la tonalité de la campagne respecte le cadre des accords de Matignon et de Nouméa avaient été envisagés il y a trente ans », le Edouard Philippe a indiqué que « ce résultat marque la volonté de construire un rééquilibrage politique et économique en Nouvelle-Calédonie. Et une méthode fondée sur le dialogue, sur le consensus, sur le respect des positions exprimées par toutes les forces politiques avec lesquelles on a parfois eu des divergences. »

    De la question institutionnelle aux questions économiques et sociales
    Le Premier ministre a poursuivi en rappelant les dispositions de l'accord de Nouméa, qui prévoit notamment la possibilité d'un deuxième, puis d'un troisième référendum. « Ce cadre n'a pas vocation à être modifié ou méconnu, sauf à ce qu'un consensus entre les partis politiques y conduise », a-t-il déclaré.
    Avant de rappeler que, « depuis trente ans, la discussion entre les forces politiques, et entre les forces politiques et l'État, s'est beaucoup concentrée autour des questions institutionnelles » [et] a probablement mis de côté les questions économiques et les questions sociales. » « Or, ces questions sont essentielles pour le développement de la Nouvelle-Calédonie, quels que soient les choix institutionnels que font les électeurs de Nouvelle-Calédonie, a affirmé Edouard Philippe. Et nous devons, à l'avenir, veiller à ce que cette question du développement économique et social soit posée de façon plus explicite, plus profonde, que ce qui a prévalu jusqu'alors. »

    « Très grande instabilité »
    « Une très grande instabilité peut s'installer dans l'hypothèse [des référendums à venir]. » Il faut avoir cela en tête « si l'on veut permettre le développement social et économique de la Nouvelle-Calédonie. », a ajouté le Premier ministre.
    « Ne doutez pas une seconde de la volonté du gouvernement de respecter le cadre juridique convenu par les forces politiques, par l'ensemble des gouvernements et des majorités depuis trente ans. Il est la condition de la paix civile », a indiqué le chef du gouvernement.

    Transfert de compétences : le Premier ministre n'exclut rien
    « Soyez assurés de notre volonté de poursuivre le dialogue avec les parties » a poursuivi Edouard Philippe, avant de rappeler les représentants calédoniens à un comité des signataires, en décembre à Paris, « pour tirer collectivement le bilan de cette consultation référendaire »

    « Je n'exclus rien » en matière de transfert de compétence, a poursuivi le Premier ministre, indiquant que « la qualité de la discussion et l'émergence du consensus sont des conditions déterminantes du succès du transfert de compétences ».

    L'intervention du Premier ministre devant le Sénat

     

     

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